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sur la terre et souillé «le sang : une llèclie lui traveiv sait le cœur. On ne sut jamais d’une manière certaine de quelle main elle était partie. On dit qu’un chevalier français, Guillaume Tyrrel, avait été vu seul tlans la forêt avec le prince, et l’on crut qu’une flèche lancée par lui sur une biche, avait frappé un arbre et blessé le roi en rebondissant vers lui. Ce bruit fut confirmé par la fuite précipitée de Tyrrel, qui passa sur le continent aussitôt après la mort de Guillaume '. Le corps du roi fut rapporté sur un chariot à Winchester, et enterré sans aucune pompe dans la cathédrale.
On découvre dans l’histoire de ce prince de rares éclairs, indices d'une certaine grandeur naturelle, et quelques-unes de ses |>aroles laissent entrevoir une flamme dont l’activité mieux dirigée eût produit de grandes choses; mais s’il eut des qualités, il n’eut rien «le ce qui les rend utih’s et en fait des vertus. Les chroniqueurs, à l’exception de Malmeshury «|ui jette un voile complaisant sur ses vices, nous représentent ce prince, depuis la mort du primat Lanrranc, comme un tyran licencieux et barbare : « Sa cruauté, dit Mathieu Paris, le mettait hors du genre humain : il avait pris l’Angleterre à la gorge et ne la laissait pas respirer. » Son règne enfin , marqué par beaucoup de dévastations et
4. Le témoignage de Sugcr, historien contemporain, qui connut personnellement Guillaume Tyrrel, «'élève à cet égard contre l’op'iuion générale : « Quelques uns accusent, dit-il, un homme noble, Guillaume Tyrrel, d'avoir percé Guillaume de sa flèche; niais dans un temps oit celui-ci n'avait plus rien à craindre ou à espérer, nous l'avons entendu plusieurs fois affirmer, sous serment, que, ce jour-là, il n'était pas venu dans la partie de la forùl ou le roi chassait, et qu’il ne l’avait pas même vu. ( llist. de Louis le Gros,)
HENRI Ier. 2»!*
«le (pierres, ne le fut par aucune institution utile et par aucun monument durable.
Henri 1". lion — 1135.
Aussitôt que la mort de Guillaume le Roux fut connue, Henri, son frère, courut à Winchester, où il s’empara violemment du trésor royal et de la couronne, au mépris du droit d’aînesse du duc Robert et du trailé conclu entre ce prince et le feu roi qui assurait leur succession au survivant. Mais Robert était absent, et Henri, mûri par la disgrâce, était sans contredit le (dus habile entre les fils du Conquérant. Ses premiers actes lui gagnèrent tous les suffrages : en s’assurant du trésor, il s’attacha les mercenaires et tous ceux qui ne tiennent aucun compte des droits que l’or ne soutient pas; en octroyant une charte de garanties, il se rendit favorables les prélats et les barons : ses promesses rallièrent à sa cause la ville de Londres et la population saxonne; il gagna les hommes religieux en rappelant l’archevêque Anselme et en affichant le repentir de ses fautes et une réformation dans ses mœurs ; il se rapprocha aussi de la population vaincue par son mariage avec la jeune Mathilde, tille du roi d’Ecosse et descendante des anciens monarques saxons ; il se concilia enfin tous Ica opprimés par le châtiment de l'oppresseur Flamhard , évêque de Durham, qu’il fit emprisonner, et il sacrifia en même temps à la haine publique tous ceux qui l’avaient violemment provoquée. Henri, par cette conduite
Conduite
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son frère llohcrt.