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gleterre. Alexandre assigna pour retraite a Becket le monastère «le Ponligny, «le l’ordre «le Citeaux, où il vécut deux ans «le la vie d’un simple moine.
La colère de Henri avait poursuivi l’archevêque sur le continent et tomba sur ses proches et sur ses partisans. Un édit royal condamna au bannissement tous scs parents, jusqu'aux vieillards, aux femmes et aux enfants : ses biens et lés possessions de ceux qui étaient réputés ses adhérents furent confisqués et donnés par le roi à ses créatures : défense fut faite d’accorder à Becket ou aux siens asile, assistance ou conseil. Au bruit de la sentence qui frappait ses amis et ses proches et qui les jetait avec leurs familles, dépouillés de tout, sur la terre étrangère, le primat indigné monta en chaire à Vezelay et là, en présence du peuple, au son des cloches et dans l’appareil le [dus solennel, il prononça l’excommunication contre les défenseurs des Constitutions de Clarendon et les détenteurs des biens sé- «piestrés de Cantorbéry et contre les courtisans et les favoris du roi «pii persécutaient tant d'innocents à cause de lui.
Cette sentence d’excommunication remplit le roi Henri de fureur, il proféra d’atTreuses menaces, se roulant et mordant sa couche, dit un historien contemporain ', comme une bête féroce. Il atteignit l’archevêque jusque dans son obscur asile et menaça l’ordre de Citeaux de la confiscation «le toutes ses assi ssions en Angleterre, s’il continuait à donner à Pontigny une retraite au primat. Becket alors en demanda une autre à Louis VIL Ce mo-