‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 155 sur 202 · Mallli. Paria · texte numérisé non relu

Mallli. Paria

Déjà il était passé sur le continent , et il avait envahi la Bretagne, où ses progrès furent arrêtés par l’armée française sous les ordres de Louis, fils de Philippe : mais c’est en Flandre que furent portés les coups décisifs. Les alliés du roi d’Angleterre, l’empereur Othon, Ferrand comte de Flandre, et le comte de Boulogne s’y étaient joints aux forces anglaises, commandées par le comte de Salisburv : les confédérés marchaient réunis à la tète de cent mille hommes contre Philippe Auguste dont l’armée n’en comptait que cinquante mille. La bataille se livra dans les plaines de Bouvines et les Français furent vainqueurs. Cette journée glorieuse, où Philippe Auguste fit des actions héroïques, mit le comble à sa gloire cl à sa puissance : son ennemi mortel Ferrand, comte de Flandre, fut au nombre des prisonniers : Philippe victorieux le traîna à sa suite dans son entrée triomphale à Paris, et le retint captif jusqu’à sa mort.

L’année même où se livra cette mémorable liataille (1213), le pape Innocent III ouvrit à Rome le quatrième concile de Latran , qui, composé de quatre cents évêques et de huit cents abbés ou prieurs, représenta l’Eglise d'Occident. Le but principal de la convocation de ce concile fut la condamnation «les albigeois, nombreux sectaires qui peuplaient le pays compris, en Espagne et en France, entre l’Èbrc et la Loire. Il fut en outre décrété par ce concile que toute personne convaincue d’hérésie serait livrée, pour subir la peine capitale, au bras des seigneurs séculiers, tenus, sous peine d’excommunication, de jurer d’exterminer les hérétiques : on arrêta enfin que, si ces seigneurs refusaient le serment, le souverain pontife délierait leurs vassaux des devoirs d’hommage et de fidélité

Victoire des Français à

Bouvines.

Quatrième concile de Laliau.

Dcftlrutlion

des

albigeois.

Guerre des barons contre le roi.

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