FIN UE LA PUISSANCE ROMAINE EN BRETAGNE. ÎS
autre à une influence étrangère. Home le craignit longtemps; c’est de la Bretagne que nous avons vu s’élancer sur le continent les plus redoutables compétiteurs à l’empire, et là aussi se perpétuèrent à côté de l’administration romaine d’anciennes royautés ou souverainetés nationales. Pour conclure enfin, il n’y eut de pareil dans la Gaule et dans la Grande-Bretagne qu’un état commun d’épuisement et d’inertie : le gouvernement impérial, en se retirant, laissa dans ces deux contrées, comme partout où il s’était appesanti, les peuples désarmés et affaiblis; mais, dans la Gaule, la population avait conservé des institutions vivaces, des corporations fortes, un clergé puissant, héritier des traditions de l’empire; et les nouveaux conquérants, familiers, depuis des siècles, avec les mœurs, le culte et les institutions romaines, curent d’abord intérêt à les perj»étucr. Dans la Grande-Bretagne, aux approches d’une nouvelle conquête, les traces de la domination romaine étaient déjà en grande partie effacées : les anciennes coutumes nationales qui n’avaient jamais été détruites, reparurent avec l’ancien état politique et social sur la plus grande partie du territoire, presque sans mélange d’institutions étrangères. Le peuple germanique, qui allait conquérir ce pays, entièrement étranger lui-même à la civilisation du monde romain, n’essaya ni de continuer ce qui n’existait déjà [dus, ni de rétablir ce qu’il ne connaissait pas. Bien loin de là, nous verrons que les Saxons, rapprochés par leur origine d’une grande jiartie des Bretons indigènes, se rapprochaient aussi d’eux par leurs coutumes, leurs institutions et leurs mœurs. Celles-ci purent donc s’implanter aisément et se dévelo|>-
Origine
de*
Anglo-
Saions.
[>er sans trop d'obstacles sur le sol conquis, et c’est la ce qui fait de la conquête saxonne le plus grand événement de l’histoire du peuple anglais.