I. Gildas, de excid. Itritan., c
*2. Quelques ailleurs pensent que cc nsol Vnrligorn signifie le* ÿrand chef.
Détresse
des
Bretons.
Débar-
quement
de
Hengist
et
Horsa.
Considé-
rations
générales
sur
U période romaine dans
la Grandellrelaftiic cl dans la Gaule.
La Grande-Bretagne avait, comme la Gaule, comme l’Espagne et la plupart des nations du continent, subi le joug de Rome; mais la conquête romaine eut des résultats très-divers dans ces différentes contrées.
Tout était romain dans la Gaule. Les deux peuples parlaient la même langue, le nom de Gallo-Romain témoigne de leur fusion intime, et, lorsque la Gaule échappa au joug de Rome, ses (teuples continuèrent à demeurer romains j»ar le culte, par les institutions municipales, par les lois civiles, par la langue et par toutes les idées traditionnelles en politique, en religion, en philosophie, en littérature
La Grande- Bretagne nous présente un tableau bien différent : elle avait conservé son orageuse et sauvage indépendance plus d’un siècle après la soumission des Gaules aux Romains, et lorsque l’île presque entière eut été conquise, depuis le détroit des Gaules jusqu’aux bouches de la Clyde et du Forth, elle obéit à ses maîtres sans leur être complètement asservie 2.
Parmi les obstacles qui s’opposèrent dans ce pays à une fusion rapide et complète entre les vainqueurs et les vaincus, il faut compter la différence profonde entre le génie et les mœurs des deux peuples, l’éloignement de Rome et les déchirements perpétuels de l’einpire. La population bretonne appartenait, en grande partie, à cette opiniâtre race des Kymris qui (toupie encore aujourd’hui l’ancienne Armorique, la Bretagnefrançaise; son génie inflexible dut résister plus qu'un
1. Gui/ol, Histoire <ie In civilisa/in h en France, l. m, 30* leçon.
2. Hrilaniti domili ul paicanl rioiidum ul semant (Tacite, Ayricuta , MI ).