‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 33 sur 202 · I. Voyez Introduction, p · texte numérisé non relu

I. Voyez Introduction, p

ORIGINE ET MOEURS DES ANGLO-SAXONS. Cl

Ces deux peuples depuis lors se maintinrent dans la Chersonèse Gimhrique, et près de l'embouchure des fleuves de la Baltique et de la mer du Nord, et quelques-unes de leurs tribus se mêlèrent au point que les historiens, et en particulier Tacite, paraissent les avoir confondues sous la dénomination commune de peuples germaniques

A une époque rapprochée de l’ère chrétienne, un troisième peuple asiatique émigra sous la conduite d’un chef nommé Sig, dans lequel les uns ont retrouvé un descendant d’Üdin, et d’autres Odin lui-même. Ce peuple suivit la même marche que les Teutons, et pénétra, par le nord de l’Europe, dans la Scandinavie qu’ils occupaient depuis des siècles. On vit alors se renouveler une série d’événements à peu près semblables à ceux qui avaient marqué l’invasion précédente. Après les combats vinrent les émigrations. Ce fut le peuple goth, l’un des l>euples tcutoniques ou tudesques de la Scandinavie qui émigra. Le reste de la population se soumit ou s’allia au peuple odinique. Odin ou Sig cimenta l’alliance par des mariages et fit épouser à ses fils des filles d’un puissant roi du pays nommé Gylfe, qui adopta son culte, il rap|>cla aux Teutons qu’il était venu comme eux de la grande Swithiod (Scylhie ou Tartarie Occidentale), et

I. î.es origines des peuples germaniques, comme relies de tous les peuples de l’Europe, onl donné lieu k plusieurs systèmes et h des commentaires innombrables. 1,’opiuiou ta plus générale est que la race germanique est venue de l’Asie, où ses maîtres étaient connus dans l’antiquité sous le nom de Scythes , qui signifie nomades. J’ai adopté sur ce point les conclusions de Sharon Turner, récemment confirmées par M. de Pctigny, dans ses «vantes Etudes sur l’époque mérovingienne, auxquelles l’Académie des Inscriptions et Hc Iles-Lettres a donné un éclatant témoignage de s-i» estime.

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Mœurs «le» Anp^n- Saton».

qu’ils avaient une origine commune. La contrée qui admit la première sa civilisation et son culte est la province suédoise nommée aujourd’hui Sudermanie, et de là son empire s’étendit le long des côtes de la Baltique et de la Russie du Nord. Le culte d'Odin fut dans la suite également adopté par la plupart des nations établies de l’autre côté de la Baltique et sur les rivages de la mer du Nord entre l’Elbe et l’Eyder.

Celles-ci se confédérèrent dans le ni* siècle comme toutes les tribus germaniques. Leur confédération embrassa beaucoup de peuples dont les principaux étaient les Friions, sur la mer du Nord près des bouches du Rhin ; les Cauqim , entre l'embouchure de l’Elbe et celle de l’Etna ; les Jules et les Angles, dans la Chersonèse Cimbrique; ils furent 'tous désignés sous le nom commun de Saxons.

Tacite, dans l’immortel tableau qu’il a tracé de la Germanie, nous a fait connaître les principaux traits de ces peuples quatre siècles avant l’époque où ils conquirent la Grande-Bretagne. U est probable qu’en exaltant les vertus germaniques il se proposait de flétrir la corruption romaine et peut-être a-t-il idéalisé dans ce but les barbares de la Germanie. Cependant la nature se laisse entrevoir aussi dans son tableau, comme elle apparaît dans tout chef-d’œuvre de l’art : on devine, à quelques traits d’une effrayante énergie, tout ce que l’auteur a omis o»i déguisé, et l’on reconnaît les vrais ancêtres des barbares conquérants de l’Europe dans ces Germains dont il a dit, que pour prix de leurs services, ils reçoivent de leurs princes des repas copieux 1 et des framées

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