‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 94 sur 202 · Ingulf. Croyl., p. HOC · texte numérisé non relu

Ingulf. Croyl., p. HOC

2. Anglia sacra, Rudbomc, pastim. — Lanfranc. opéra, cpisl. Il cl XXIX. — Libcravit homiucs suos a malis cuntueludiuibusqua» Odo volebal illi* i ni poncée. (Vif. Lanfranc , p. 10. |

3. Edmond Uni le, Abrégé de l'histoire i' Angleterre, marras compléta, i. v, p. 507. — Voya aussi sir William Temple, Introduction i l'histoire d' Anglelu re.

Siège s'étendit sur tous les sièges épiscopaux du royaume, et depuis lors, le siège )>ontifical de Cantorbéry obtint d’une manière durable sur celui d’York une autorité qui auparavant avait été accidentelle ou temporaire, souvent même plus nominale que réelle

Guillaume contribua ainsi, pour une forte part, à consolider et à rendre permanent cet établissement hiérarchique qui soumit toutes les Églises d’Angleterre à une seule, et qui eut plus tard des résultats si considérables et si imprévus.

Les prélats étaient tenus de prêter serment de fidélité à Guillaume; ils devaient, comme tous les tenanciers de la couronne, le service militaire pour leurs fiefs, ce furent là autant de liens par lesquels il eut soin de les assujettir. Le résultat néanmoins ne répondit pas, dans la suite, à son attente, et les intérêts du clergé furent unis d’une manière indissoluble à ceux de l’aristocratie. Les évêques, comme les barons temporels, plièrent sans doute sous le sceptre de Guillaume; mais plus tard, lorsque l’aristocratie laïque se souleva contre ses successeurs, le clergé qui n’avait en Angleterre, comme ordre distinct, aucun pouvoir politique, fltlonglcmps cause commune avec les barons, et leur union devint dangereuse pour la couronne. Guillaume était trop puissant pour redouter ce péril, et, quoiqu’il eût rendu la juridiction des évêques indépendante des officiers royaux, et qu’il eût

■ 4. Anglia fiera, t. I, p. 253. — Le siège primatial de Cantorbéry avait toujours eu des privilèges particuliers et une sorte de prééminence sur tous ceux du royaume; cependant la grande autorité dont furent revêtus Augustin, l'abbé Théodore et quelques autres archevêques, leur lut conférée par des brefs spéciaux plus que par leur dignité primatiale. — Consulter il ce sujet Lingard, Anlitf» di l'Église anglo-saxonne, c il.

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écrit dans scs lois que pour les délits spirituels tout laïc serait jugé par le tribunal ecclésiastique *, il n’entendait nullement rendre les prélats indépendants de luimême, et il cita les évêques coupables à son propre tribunal * : entin, et malgré son désir très-sincère d’affermir la religion dans son royaume, il osa résister au pape Grégoire VII, et ce pontife si absolu, qui s’était prêté aux désirs de Guillaume, ne put le plier aux siens. Le roi lui paya, comine il s’y était engagé, le denier de saint Pierre ; mais lorsque Grégoire le somma de se reconnaître pour son vassal, de lui faire hommage de son royaume comme d’un fief du saint-siège, la fierté de Guillaume se révolta et il opposa un refus aux demandes du pontife 3.

Guillaume restreignit les droits de l’Église, sur trois points capitaux, au profit de sa prérogative : t" il fit défense de reconnaître dans ses domaines l’autorité d’aucun pontife sans son assentiment préalable, et il ordonna que toutes les lettres venant de la cour de Home, seraient soumises à son approbation royale; 2" il ne permit |>oint que les décisions des synodes nationaux ou provinciaux fussent mises à exécution sans son aveu ; 3° il défendit aux cours ecclésiastiques de poursuivre ou

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