‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 97 sur 202 · Page · texte numérisé non relu

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2. Le clergé lit lres-rapidcmenl, après U conquête, des progrès dans les tcicnc**, dont il Tut en partie redevable aux liens de dépendance plus intime* qui s'établirent avec Home par suite de celte révolution, ( Hallam, HUloire ét l'Europe au moyeu c. Vil, conslil. d’Anglcteire.)

locratie terrienne, et mieux encore par son étroite dépendance de la couronne. La paix publique fut ainsi maintenue et tous les ressorts de la société raffermis : on vit même disparaître, sous l’autorité du conquérant, des pratiques abominables, dont une famille, qu’on a de nos jours trop vantée, donnait l’exemple : Guillaume défendit de vendre à l’étranger les jeunes gens des deux sexes', source de honteux prolits pour les Godwin, et tout oppresseur qu’il était, il fit à Londres comme Gélon à Carthage, il décréta pour l’humanité2. Pour être obéi, dans la situation exceptionnelle où le playa la victoire, il avait besoin, nous l’avons vu, d’une puissance à peu près sans limite, et ce fut à l’accroissement indéfini de la prérogative royale que tendirent la plupart des modifications qu’il apporta aux lois saxonnes. Sa main de fer s’appesantit également sur les Normands et sur les .Saxons; il fut imité en cela par ses successeurs, et le peuple vaincu se montra d’abord envers ses nouveaux princes, plus fidèle et (dus soumis que la nation victorieuse. Cependant c’est le propre du despotisme que le bien qu’il fait soit inséparable de grands maux, et il était dans la nature des choses que le jtouvoir des rois anglonormands, sans contrejioids et oppressif pour tous, devînt promptement intolérable. Il en résulta deux faits d’une extrême importance, savoir : en premier lieu, la fusion rapide du peuple conquérant et du peuple con-

f . Malmesbury, De gesl reg., 1. I.l. — Angl. sacr.y I. il, E'it. S. Vulstani. — Ibid., Vit. Rmigii tpiu r. Lincoln.

2. Gélon voulut que les Carthaginois abolissent la coutume d'immoler leurs enfants... . il stipulait pour le genre limitai». (Montesquieu, Esprit des lois ,

(il II.LAI ME

quis, rendue d’ailleurs plus facile par les nombreux rapports d’origine, de coutumes, de mœurs et de culte que nous avons reconnus entre eux, et en second lieu, lorsque cette fusion fut accomplie, le rapprochement de toutes les classes, aristocratie et bourgeoisie, grande et petite propriété, contre l’oppresseur commun, circonstance rare, et qui fut singulièrement propice à la renaissance des vieilles franchises nationales , à leur développement et à leur durée. Tel est le spectacle qu’offrira à nos yeux, durant plusieurs siècles, l’histoire d’Angleterre

Voyez, sur les causes de la rapide fusion des races dans la Grande-Bretagne, les con&idéralinns que j’ai développées à la fin de mon Itittoire des quatre eonqvftes de l’Angleterre.

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