M Y HE IV. CHANTRE I
des Galles enverraient des députés au parlement ». Ces règlements furent étendus pour la plupart au comté palatin de Chester.
L'administration de la justice lut, dans toute l'Angleterre, sous Henri VIII, plus rigoureuse et plus régulière; le privilège du clergé fut aboli pour les crimes de meurtre et de félonie 2; plusieurs lois réprimèrent le vagabondage et la mendicité qui s'étaient considérablement accrus après la suppression des monastères ou une multitude d'indigents recevaient leur subsistance. Un acte du parlement constata que le nombre des prisonniers enfermés pour dettes ou pour crimes, s'élevait à soixante mille dans le royaume > , et, chose à peine croyable , un auteur bien informé 4 nous assure que soixante-douze mille individus, condamnés pour vol, furent mis à mort sous ce règne. La sécurité intérieure fit ainsi des progrès; mais l'Angleterre doit peu de reconnaissance pour ce fait au prince qui ne refusa jamais l'honneur d'une femme à son caprice, le sang d'un homme à sa colère, et dans la main duquel l'épée de la justice ne fut point l'espérance et la protection des justes , mais le glaive exterminateur, non moins terrible aux bons qu'aux méchants. On chercherait en vain, dans l'âme de ce roi, une seule qualité vraiment digne de louange au milieu des vices les plus détestables; aucun des objets qui captivent le
1. L'aclc qui établit une représentation parlementaire Aans le pays de Galle» peut être rrg»rdé comme la principale réforme dans la composition de la chambre des communes, depuis sa con>lilutioti sous Edouard I".