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meilleurs que lui par un hill iVaUaimtet\ émané tics Morl pairs et sanctionné par les communes; mais l'exécution # de Henri fUL de la sentence, fixée au lendemain 24 janvier, fut sus- (<&*7) pendue par la mort du roi qui expira dans la nuit.
Henri VIII avait régné trente-cinq ans; jamais le des-
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liont potisme ne s'est produit sous des formes plus détestables ,ur ,on r*ne que sous son règne et rien ne prouve davantage l'abaissement où les guerres civiles du siècle précédent avaient réduit l'Angleterre , en moissonnant les familles les plus illustres. Des auteurs non catholiques, d'une réputation méritée, ont considéré ce prince comme le fondateur du protestantisme en Angleterre et se sont montrés, par reconnaissance, fort indulgents pour sa mémoire ; ils ont en cela partagé le préjugé populaire, et leur erreur est grande. Loin d'avoir établi dans son royaume les doctrines de la réformation, il s'en montra un des ennemis les plus acharnés et l'on a trop confondu le protestantisme avec un simple acte de séparation de l'Eglise romaine. Henri VIII se considéra jusqu'à la fin et surtout par le terrible statut des six articles, comme le défenseur de la foi catholique, et le seul changement notable qu'il prétendit introduire dans la doctrine religieuse, fut la substitution de son pouvoir à celui de l'évêquc de Rome,. usurpant ainsi violemment, sur les âmes de ses sujets, la puissance arbitraire qu'il exerçait sur leurs personnes et sur leurs biens. En agissant ainsi, en séparant l'Eglise établie de son chef, il porta sans aucun doute une atteinte mortelle au catholicisme dans son royaume; mais l'incendie qui détruit un bâtiment ancien et vénérable, ne fonde point le nouvel édifice auquel ses ravages ont fait place :
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Henri VIII, semblable à ce fléau destructeur, ouvrit en Angleterre, par ses violences, les voies au protestantisme, mais le résultat fut contraire à ses prévisions comme à ses vœux. Ce prince enfin, est la cause accidentelle et involontaire de la grande révolution relipieuse consommée sous son fils Edouard et sous sa fille Elisabeth, et n'en fut pas l'auteur.
La facilité singulière avec laquelle le clergé catholique presque tout entier admit sa suprématie en matière ecclésiastique, à l'exclusion du pape, n'a de comparable dans l'histoire que l'inconcevable docilité des lords et des communes devant ses sanguinaires caprices, et pourtant, des écrivains justement admirés et qui, en toute autre circonstance, ont fait preuve d'un sens juste et profond, ont vu sous Henri VIII un signe de la force et du progrès du régime parlementaire dans l'assentiment requis et obtenu du parlement pour les actes les plus abominables : Le peuple, dit l'un d'eux, fut ainsi accoutumé à l'idée de l'autorité sans bornes de ceux qui donnaient au roi le pouvoir de les commettre Il serait tout au^si vrai de reconnaître que l'autorité du sénat romain était en progrès sous Tibère, parce que l'empereur sollicitait son concours pour ses crimes. Le règne de Henri VIII, loin d'atfcrmir le régime |>arlementaire, compromit au contraire son existence, en faisant voir que les mêmes institutions qui peuvent assurer rindé|>endaiice et la prospérité d'un peuple, deviennent des instruments de la plus dure tyrannie lorsque l'esprit public, vivifié par les tra-
<. Mêc-liiio«li , Histoire d'A«glct'.rrc. ligne Je Henri Mil.
LIVRB IV. CHAPITRE I.
ditions de famille, par les croyances et les mœurs, s'est retiré d'elles. Ce prince démentit dans la seconde partie de son règne' les espérances qu'il avait données dans la première : la nature l'avait doué d'une rare énergie, d'une activité infatigable et de grands talents qui, servis par des circonstances favorables, lui firent prendre tout d'abord une imposante attitude en Europe, et il continua, lorsque ses crimes eurent répandu la terreur de son nom, à maintenir, entre les nations, l'équilibre des pouvoirs, sans d'ailleurs obtenir aucun avantage sérieux pour ses peuples.
L'Angleterre, épuisée et terrifiée sous ce prince, fit peu de progrès durant son long règne. Les subsides énormes, les emprunts forcés, l'altération fréquente des monnaies, les monopoles sans nombre paralysèrent l'agriculture, le commerce et l'industrie; la littérature et les sciences furent également stériles à cette époque, où la véritable méthode, pour les sciences exactes et positives, n'était pas née encore et où toute manifestation libre était interdite sur la religion, qui était alors le principal sujet des méditations des hommes et à laquelle se rattachaient directement, comme autant de rameaux divers, toutes les autres études philosophiques, historiques ou littéraires K L'intelligence s'abaissa ainsi au niveau des caractères; on eut dit que la nation était morte et qu'elle attendait un nouveau souffle. Cette prostration presque universelle
4 . Quelques élallisscmcnis lillértirci fureut cependant rréésdurant ce régne. Henri VI 1 1 fonda lo collège de la Trinilc a Cambridge, et le cardinal WoUey celui deCbrist-Cburch à Oxford, ou il créa aussi la première chaire de grec. Cette nouveauté amena de violentes disputes sur la manière de prononcer cdle langue. L'éfèquc Gardincr employa l'autorité du roi el de son conseil pour empecber toute innovai. on à cet égard (Hume, règne de Henri VIII).
de toutes les forces de la société fut néanmoins favorable, à l'intérieur, à l'unité de la monarchie. L'Irlande, qui n'avait encore que le titre de seigneurie et où l'au- L'irUode torité directe du roi était circonscrite dans les étroites limites du Pale, avait vu avec horreur les changements apportés par Henri VIII dans l'Eglise. De nombreuses révoltes éclatèrent à ce sujet soit dans ce district, soit dans les comtés gouvernés encore par les chefs indigènes : elles furent réprimées, l'Irlande se soumit, fut érigée en royaume dépendant de la couronne d'Angleterre, quoique avec un parlement séparé, où les chefs nationaux briguèrent la pairie, concurremment avec les seigneurs d'origine anglaise établis dans les districts du Pale.
Un territoire étendu dans le pays de Galles était demeuré jusqu'alors, comme en Irlande, à peu près indépendant du pouvoir royal. Soumise par l'épée des seigneurs gardiens des frontières, qu'on nommait lords des marches, cette partie de la contrée comprenait cent quarante-un districts, concédés avec juridiction particu- Réunion lière et droits presque régaliens, à leurs premiers con- l0lll fçp.y» quérants et transmis par eux à leurs descendants. Cet de Gyn<*
état de chose donnait lieu à de grands abus et à des désordres auxquels Henri VIII mit lin. Il arrêta, en l'année 1536, que la totalité des Galles serait unie et incorporée au royaume d'Angleterre, que la coutume de Gavelkind serait abolie, que les seigneuries des marches seraient annexées aux comtés voisins , que tous les juges y seraient institués par l'autorité royale, qu'aucun seigneur n'aurait le droit d'arrêter le cour» de la justice dans ses domaines et que les divers comtés
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■roui d'Aoglelcric.