‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 135 sur 171 · Bircb,«l f«pr«, t. r\ p · texte numérisé non relu

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ses habiles flatteries autant que par ses talents personnels s'assurer une large part tle la faveur royale. Essex cependant l'emportait encore sur eux tous dans le cœur de sa souveraine; elle lui rendit bientôt toutes ses bonnes grâces, et il usa de son crédit en faveur du roi de France Henri IV qui, pressé par les Espagnols en Normandie et en Bretagne, sollicitait de nouveau l'assistance d'Elisabeth.

Ce prince n'avait obtenu d'elle jusqu'alors que de faibles secours. La reine, fidèle à ses habitudes parcimonieuses, tlottait toujours irrésolue entre le désir de soutenir la cause protestante sur le continent et la crainte de mécontenter son peuple, par de trop fréquentes demandes de subsides, et de se mettre ainsi elle-même dans une trop étroite dépendance de ses parlements. Mais, lorsqu'elle vit une armée espagnole maîtresse en partie des côtes de France opposées à l'Angleterre, et où leur présence prolongée serait pour elle une perpétuelle menace, elle prêta l'oreille aux envoyés

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de du roi et signa avec eux un traité à Greenwich par lequel Henri IV obtint l'assurance de nouveaux secours. L'effet suivit les promesses : deux corps de troupes an- Noutetux glaises furent envovés, l'un, de trois mille hommes en

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h Bretagne, sous sir John Norris, l'autre de quatre mille, Heun lV' sous les ordres du comte d'Essex, en Normandie. Ce renfort permit au roi de France d'assiéger Rouen ; mais le duc de Parme, cette fois encore, ruina ses espérances : il accourut par une marche savante au secours de la

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place et (it lever le siège. Esse* fut alors rappelé eu Angleterre , mais les .troupes anglaises demeurèrent en France où quelques envois successifs d'hommes et d'argent les maintinrent au complet, secours assez efficace pour aider Henri IV à soutenir la lutte, mais insuffisant pour la terminer.

Les soins de la politique étrangère n otaient rien à la vigilance rigoureuse et vindicative qu'apportait Elisabeth dans la conduite de son gouvernement intérieur, et la destruction de l'Armada espagnole fut accompagnée et suivie, dans le royaume, d'un redoublement de persécution religieuse. Quinze personnes, prêtres et laïques, furent condamnées à mort pour avoir pratiqué leur culte pcr^cuhll|ll et subirent l'affreux supplice des traîtres. Un seigneur religieux» d'illustre naissance, lord Arundel l, languissait depuis cou»Fir*iion». longtemps dans les fers : il fut condamné à mort comme coupable d'avoir formé des vœux pour le succès de l'Armada, mais l'exécution de la sentence fut différée et il mourut en prison. Jamais les tribunaux d'Elisabeth ne se montrèrent plus impitoyables qu'a celte époque, et dans les quatorze dernières années de ce règne, dit l'historien Lingard, soixante ecclésiastiques et quarante-sept laïques, subirent la peine capitale pour divers délits religieux, reconnus et qualifiés crimes d'État. A celle persécution sanglante il s'en joignit une autre plus étendue, qui soumettait aux châtiments les plus vexatoires et frap pait d'amendes énormes et d'ignominieux châtiments les catholiques considérés comme réfractaires. Toutes ces rigueurs, loin d étouffer les complots, eurent |>our résul-

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