I. Il «Mail le premier pair du royaume
tat de les multiplier : elles enflammaient les esprits des catholiques dans le royaume comme sur le continent, où elles excitaient une haine ardente contre la reine et son gouvernement. Plusieurs conspirations Turent découvertes et le sang rougit encore les échafauds.
Les catholiques netaient pas seuls en butte à la persécution. Nous avons vu qu'elle atteignait aussi parmi les protestants ceux qui, sans même sortir de l'Église établie, ne se conformaient pas strictement à tous les usages prescrits, à toutes les formes consacrées par les canons. Le plus illustre d'entre eux, Cartwright, dont la reine honorait le caractère et le talent, privé de sa chaire, }>erdit en outre sa liberté et fut enfermé dans la prison de la flotte. Le refus seul d'adopter le livre de prières communes était considéré comme un acte séditieux. Irritée par les écrits religieux de ces hommes inflexibles, Elisabeth les poursuivit sans relâche, elle imposa les plus étroites entraves à la liberté d'écrire; celle d'imprimer fut restreinte à la ville de Londres et aux deux universités de Cambridge et d'Oxford : tous les livres publiés sans l'autorisation de l'archevêque ou de levèque diocésain furent soumis à des poursuites sévères : l'un de ceux-ci, écrit contre l'épiscopat, et intitulé Explication touchant la discipline », était l'œuvre d'un ministre puritain nommé Udall. Le jury déclara l'auteur coupable du fait * : la cour, par une odieuse ex-