‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 147 sur 171 · Hume · texte numérisé non relu

Hume

3. Dan» un turirut ouvrage cite par Hume et intitule Court txamtn d

Commerce eiterieur.

ÎUO LIVRK IV. CHAPITRE III.

Nous avons vu le commerce extérieur prendre à cette époque, avec l'esprit des voyages et des découvertes, un essor prodigieux, et c'est de la fin du règne d'Elisabeth, Cretiien qUe date la fondation de la célèbre compagnie des Indes-

de

la compagnie Orientales, et les premières lettres-patentes qui la constiindes-orienuie» tuèrent furent signées par la reine en Tannée 1600. La (I600) compagnie équipa quatre vaisseaux dont le commandement fut donné à James Lança s ter, et qui revinrent des Indes avec une riche cargaison. Les négociants anglais étendirent aussi alors leurs relations avec les peuples les plus reculés de l'Europe, avec les Moscovites 1 et les Turcs, et ils pénétrèrent par la mer Caspienne jusque dans la Perse, où ils importèrent leurs marchandises. Us répandaient aussi sur tout le continent euroi>éen leurs produits manufacturés et montraient déjà, dans leurs relations commerciales avec les étrangers, cette jalousie, cette avidité, ce mépris du droit d'à titrai qui ont sans doute contribué à établir leur domination sur les mers, mais qui ont aussi provoqué en tout temps les plaintes unanimes et les justes ressentiments des nations européennes. Ce trait du caractère national se laissait voir surtout |>ar le refus de toute réciprocité de bons procédés dans les rapports internationaux. C'est ainsi

quelques plaintes ordinaires à no* compatriotes, il ni dit qu'au commencement du règne d'Eli»al>el|i on pouvait acheter pour quatre pencei (quarante centimes) une oie grasse ou un cochon de lait, un jeune poulet pour un penny (10 centime»), et une poule pour deux pence!». Ce prit, dil Toialeur, avait, trente ans plu» lard renchéri d'un lier*. I.a journée de travail se payait alor» huit pence» (quatre-vingt» centimes).

I. La reine F.li»al»elh ol.tint du ciar Dasilide» de* lettrca-palenle* qui accordaient au* Anglais le privilège c<vlu«if de tout le commerce avec la Mu»covie (Cam-leu).

qu'Elisabeth, dans le traité «le Blois qu'elle signa en 1572 avec Charles IX, lit insérer une série de clauses aussi fa\orables aux intérêts de sa nation qu'elles étaient contraires à ceux de la France L'Angleterre prétendait au monopole du commerce d'expédition et de transport, et l'on vit même sur cet article l'amirauté anglaise désobéir impunément aux ordres formels de la plus impérieuse des reines a. Les Anglais mettaient obstacle aussi par tous les moyens à Introduction des marchandises françaises dans leurs ports, tandis qu'ils imposaient en quelque sorte les leurs à la France. Ils profitèrent des troubles civils du continent pour s'arroger sur les bâtiments des Droit autres nations un odieux droit de visite qui donnait toute facilité à leurs marins et à leurs nombreux corsaires pour ruiner et anéantir le commerce étranger. Ils rencontrèrent, dans Henri IV, une vive opposition à leurs exigences; mais l'assistance d'Elisabeth était nécessaire à ce prince et quoiqu'il eut obtenu d'elle de formelles promesses pour supprimer de semblables abus, il ne put la contraindre à les exécuter3. Les villes hanséati-

|. L» s Anglais, cnlrc uu'rcs avantages, obtinrent par ce traité le droit d'établir dans plusieurs villes de France, a leur choii, des comptoirs et des institutions fort semblables a ce qu'on a nommé plus lard des chambres de commerce et des consulats les manhauds français n'obtinrent aucune de

ces protections : aussi furent-ils promplemeut chassas de toutes les villes d'Angleterre par les mauvais traitements, par le déni de toute justice dans leurs contestations avec les marchands et les habilauls, par le su i haussement arbitraire du tarif et les ciselions des agents du fisc, par l'obligation enfin qu'on leur imposa de transborder le chargement de leurs navires sur des bâtiments anglais, pour que ce cbargcincnt put entrer daus les ports d'Angleterre. (Poirson, llist. du règne d'Henri IV, t. Il, p. H2.)

2. Lrtlrrs missives de Henri IV, t. v, p. 738. — Instruction donnée par Villeroyà M. Bcaumont.

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