‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 148 sur 171 · LIVRE IV. f.lUPIIHk III · texte numérisé non relu

LIVRE IV. f.lUPIIHk III

ques eurent également à se plaindre des violents procédés des Anglais : ceux-ci saisirent soixante de leurs bâtiments à l'entrée du Tage et les confisquèrent en alléguant, pour motif ou pour prétexte de ces violences, qu'ils étaient chargés de contrebande de guerre pour l'Espagne1.

Entraînés surtout par l'esprit d'aventures et par le désir de découvrir de nouveaux pays abondants en métaux précieux, de hardis navigateurs explorèrent les côles tWisde (le 1 Am^r'(Il,e septentrionale et quelques essais furent coioniMiion. tentés pour fonder des colonies dans ces parages. Sir Humphry Gilbert voulut en établir une à Terre-Neuve, séduit par les grands avantages qu'offre cetle île pour la pèche : sir Waller Raleigh tenta d'en fonder une antre à la Virginie : mais ces premiers essais avortèrent, et, soit dans la colonisation de l'Amérique du nord, soit daus la fondation d'un empire aux Indes, l'Angleterre fut devancée par la France.

Manne. La niarine militaire, quoique considérablement augmentée sous Elisabeth, lit cependant moins de progrès que ne l'aurait fait supposer l'immense développement donné au commerce extérieur : elle ne consistait encore qu'en une quarantaine de bâtiments dont quatre seulement étaient armés de plus de quarante canons. Deux de ces navires étaient de mille tonneaux et plus de la moitié n'en jaugeaient pas cinq cents. Un contemporain nous apprend que toute l'artillerie appartenant à la flotte de guerre n'excédait pas sept cent soixante-quatorze bou-

1. Ktisabc'th prétendit au»*i qu« les villes lianséalique» avaient aollirilé de l'empereur un édil pour fermer l'empire germanique aux produit' anglais.

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eues à feu *. un demeure confondu lorsqu'on sait que L'Angleterre atteignait alors au premier rang entre les puissances maritimes, et si l'on songe en outre qu'elle parvint à substituer sa domination à celle du pavillon espagnol, on comprendra quelle dut être sous ce règne l'émulation générale pour les entreprises maritimes, l'impulsion communiquée, pour cet objet, à la nation tout entière, l'étendue enfin des sacrifices que s'imposèrent les particuliers pour mettre leur gouvernement en état d'accomplir de si grandes eboses.

Les forces de terre régulières étaient beaucoup moins Forfe<lje ,e considérables encore que celles de mer. C'était la. mi- Milicelice des villes, des bourgs et des campagnes, commandée par les lords lieutenants des comtés, qui faisait la principale défense du royaume. On n'y comptait comme troupes régulières que les gardes de la reine et quelques faibles corps soldés. Les bistoriens ne tombent d'accord ni sur le nombre des hommes considérés à cette époque comme en état de porter les armes, ni sur le chiffre total de la population : les moyens manquaient pour en obtenir un recensement exact plusieurs fois ordonné, et il est probable qu'en évaluant à trois mil- géKwïe lions le nombre des habitants de l'Angleterre sous Elisabeth, on demeure beaucoup plus au-dessus qu'au-dessous du chiffre total de la population anglaise durant ce règne 2.

Le luxe favorisé par les progrès du commerce étranger et par ceux des manufactures à l'intérieur, par

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