I . Ut Fraisais nommaient Glasdale Glacidas ou GlasJar
de> Tou ruelle».
v rages extérieurs. Déjà il le traversait avec sa trou|Kî lorsqu'un boulet vient frapper le pont qui s'écroule : Glasdale et les Anglais tombent précipités dans le fossé, |W où ils périssent tous ensevelis dans la fange. Ce désastre était irréparable et les Français pénétrèrent aussitôt de toute part dans la bastille conquise. Jeanne, à la tête du peuple et de l'armée, rentra le soir dans Orléans, au son des cloches , aux cris de triomphe et de joie de la ville délivrée, et elle y revint par-dessus le pont ainsi qu'au départ elle l'avait annoncé K
Suflblk et Talbot avaient été témoins de cet étonnant revers sans oser, de leur côté, rien entreprendre pour le prévenir. Ils tinrent conseil la nuit même et la levée du siège fut résolue. Le lendemain, au point du jour, les assiégés virent les Anglais sortir des tentes et des bastilles qu'ils tenaient encore et se former en deux di- u»e« visions, marchant l'une à l'ouest sous Talbot, l'autre au ^jjjj nord sous Suffolk, et se formant en bataille sous les , P" .
le» Anglais.
murs de la place. Ils se crurent au moment d'une at-
taque générale et sortirent des portes pour rencontrer l'ennemi. Jeanne d'Arc accourut en armure légère accompagnée des maréchaux et principaux capitaines, et rangea elle-même les Français en bataille, en face et à très-peu de distance des Anglais 2. Toutefois elle défendit aux Français « pour l'amour et l'honneur du saint dimanche », de les attaquer les premiers, ni de leur rien demander : « Car, disait-elle, c'est le plaisir et la volonté de Dieu, s'ils veulent |>artir, qu'on les laisse aller *.