‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 39 sur 171 · Journal du liégc · texte numérisé non relu

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:j. Déposition do mallrc Aman Viole.

i3t> LIVRE III. CHAPITRE IV.

Mais si les Anglais vous assaillent, ajouta-t-elle, défendez-vous fort et hardiment et n'ayez nulle peur, car vous serez les maîtres » Par son ordre un autel, déeoré des ornements sacrés, fut élevé à la face du ciel, au milieu des champs, entre la ville et les ennemis; la jeune héroïne se prosterna humblement avec toute l'armée française et le peuple d'Orléans. Deux messes y furent célébrées et entendues dans un recueillement profond. Les Anglais eux-mêmes n'osèrent troubler cette solennité auguste et sainte, et se disposèrent au départ. A la fin de la seconde messe, Jeanne d'Arc toujours prosternée, demanda si les Anglais avaient encore le visage tourné vers les Français : on lui répondit que non et qu'ils regardaient vers Beaugency et Meun : « Us s'en vont, dit-elle, laissez-les partir et allons rendre grâce à Dieu : il ne plaît pas au Seigneur que nous les combattions aujourd'hui : nous les aurons une autre fois. » Les Anglais s'éloignèront fièrement, enseignes déployées, Talbot marchant dans la direction de Meunsur-Loire et de Beaugency, Suflblk vers Jargeau f.

Tous les habitants d'Orléans, dans l'effusion de lt;ur reconnaissance, attribuaient à la jeune guerrière la gloire de leur délivrance miraculeuse; ils pleuraient de

t . Journal du tiége.

2. Lorsque, peu de temps api es la levée du siépe d'Oiléaus, le duc d'Altroçau parcourut les débris des forteresses anglaises, il demeura convaincu, ditil, qu'elles avaient été prise* plutôt miraculeusement que par foret d'arme*, principalement la bastille des Tournellcs cl celle des AuguUins, dan» lesquelles il eût bien osé se défendre durant sis ou sept jours contre toute puissance d'homme» d'armes. Telle fut au«i, beaucoup d'années plus lard, l'.pimnr. exprimée par Duuois et le mic Je Gaucourl. (\o\et leuis déposition* a» punès de révi>i,iii.)

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joie, dit la chronique du siège, et moult humblement la remerciaient et s'offrant eux et leurs biens à elle et a sa volonté Une fête qui se célébrait le 5 mai, chaque année, fut instituée par eux en son honneur : mais elle, toujours humble et modeste, refusait leur hommage et renvoyait tout à Dieu : « Lui seul a tout fait, disait-elle, il est le bras , je ne suis que l'instrument 2. »

Ainsi Jeanne d'Are avait accompli la première partie de sa mission : Orléans, après un siège de sept mois, était délivré en quelques jours contre tout espoir, l'ne jeune tille des champs à la tête des guerriers de la France, avait mis en fuite une armée et de vieux généraux réputés invincibles : l'impulsion fut donnée par elle 3, et la victoire n'abandonna plus les Français jusqu'à la totale expulsion des Anglais de leur sol.

Suite du règne de Henri M cl de la guerre avec lu France jusqu'à la

mort de Jeanne d'Arc.

Au retour d'Orléans, la pucelle alla rejoindre le roi Charles VU, dont elle fut reçue avec grand honneur et elle le conjura de venir se faire sacrer à Reims. « Noble dauphin, lui dit-elle en embrassant ses genoux, venez à

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