L'ANGLETERRE DU XIII' AU XV* SIÈCLE
queur, mais grande du côté des yorkistes : les lords Ferrers, Norfolk, Ratcliffe et Blackenbury perdirent la vie avec leur roi.
Cette journée mit fin, pour cent cinquante ans, aux guerres civiles de l'Angleterre : elle fit passer la couronne de la maison de Plantagenet dans celle du gallois Owen Tudor, et l'on vit le sceptre revenir, après un intervalle de dix siècles, aux mains d'un prince de la race bretonne et indigène.
Composition et attributions du parlement jusqu'à la An du W siècle. — Commerce et industrie. — Littérature. — Poètes, historiens.
L'objet le plus digne d'attention en Angleterre, dans composition les deux cent soixante-dix années écoulées depuis la pro- ptriCmC0(. mulgation de la grande charte sous le roi Jean, jusqu'à l'avènement des Tudors, est le parlement, ou la composition et les attributions des deux chambres qui, conjointement avec le roi, statuaient sur toutes les affaires dans le royaume. Nous avons vu que la chambre des lords était chimbr*
ifci lords.
primitivement composée des tenants de baronntes convoqués par le roi. Les tenures en baronnie et la convocation royale étant également nécessaires pour faire un lord, la plupart de ceux à qui des possessions territoriales peu étendues ne donnaient qu'une très-médiocre importance ne furent pas convoqués et ne firent point partie du parlement : de là vint la distinction, dont il a
LIYIIK III. OIAI'ITRE V.
déjà été parlé, entre les grands barons qui étaient membres de la chambre des lords et les petits barons qui n'y siégeaient pas.
Far suite de la descendance des tenures aux femmes, beaucoup de baron nies se fractionnèrent : il y eut des tenants en moitié, en quart, en dixième, etc., de baronnies 1 : ce morcellement accrut considérablement le nombre des petits barons : quelques-uns de ceux-ci recurent dans la suite des lettres de convocation et firent partie de l'assemblée des lords; les autres se mêlèrent avec les commoners, et sils siégèrent au parlement, ce fut dans la chambre des communes.
Les membres du haut clergé qui avaient leur siège au parlement, n'en étaient membres non plus qu'en vertu de leurs tenures en baronnie et de la convocation royale. Il y eut, dans la suite, et dès le temps des premiers Édouards, des barons par tcrû4, sans tenures territoriales et qui siégeaient avec les lords en vertu d'un simple acte de la prérogative royale, et quelques autres exceptions à la règle furent également admises, chambre La chambre des communes demeura composée, depuis fomnmnw. la quarante-neuvième année de Henri DI, des députés des comtés et de ceux des villes et des bourgs. Les his- Eieciioui toriens anglais diffèrent beaucoup d'opinion touchant le ic^omié». motle de nomination des premiers. Il n'est pas impossible, comme l'a remarqué le savant auteur de l'Histoire constitutionnelle d'Angleterre, qu'ils aient été élus dans l'origine par tous les hommes libres, convoqués d'une manière générale par le shériff et présents à