‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 85 sur 171 · Bacon, n»t «w/>rà · texte numérisé non relu

Bacon, n»t «w/>rà

roi qu'en flattant ses passions. Ceux-ci franchirent toutes les bornes, et l'entraînèrent à des actes dont l'importun souvenir le poursuivit au lit de mort. Les moyens d'exaction les plus ordinaires étaient des amendes infligées en vertu de lois depuis longtemps tombées en désuétude, la commutation en argent des peines encourues, et la vente des pardons et des amnisties. Apres les grandes confiscations vinrent les accusations de complicité dans les actes de trahison, et les prétextes ne manquèrent point contre les riches. L'un des deux servies instruments des basses passions du monarque, Dudley, avait de l'éloquence, et savait donner une couleur favorable à des actes odieux ; l'autre, Empson, fils d'un simple artisan, abjurait toute pudeur, et ne cherchait point à dérober aux regardsfeon iniquité. Hommes de loi et conseillers privés, ils faisaient l'un et l'autre serv ir les lois et le simulacre de la justice à l'oppression et aux rapines *, emprisonnant ceux mêmes qu'ils ne pouvaient accuser, et les retenant captifs jusqu'à ce qu'ils eussent payé leur rançon. Us poursuivirent à outrance, et pour des causes frivoles, les maires et autres magistrats de la cité de Londres, jetant en prison et condamnant à l'amende les jurés qui hésitaient à rendre un verdict selon leurs vœux. A ces moyens infâmes d'extorsions et de rapines, lord Bacon nous apprend qu'ils en ajoutaient d'autres qu'il est plus convenable d'ensevelir dans l'oubli que de répéter, et qu'enhardis par le succès, ils dédaignèrent de montrer même le profil de la justice 2.

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