‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 108 sur 145 · I. Témoignage de lord CUrlemonl. GroUtn, Mémoires · texte numérisé non relu

I. Témoignage de lord CUrlemonl. GroUtn, Mémoires

GEORGES lit. 623

par les votes antérieurs des chambres irlandaises et pro- DUcour. posa une loyale adresse au roi, dans laquelle l'Irlande se Henri<Gr«ti.n déclarerait explicitement indépendante du parlement dan»

le parlement

d Angleterre. « Je parle, à un peuple libre, dit-il en ter- irkadui

poui

minant : les siècles se sont écoulés, et c'est la première indépendance

.le

l'Irlande.

fois qu'il nous est permis de vous nommer ainsi J'ai

trouvé l'Irlande à genoux : j'ai veillé sur elle avec la plus constante sollicitude; j'ai tracé ses progrès de l'injure aux armes et des armes à la liberté. Mânes de Swift! mânes de Molyneux! votre génie a vaincu : l'Irlande est une nation : je la salue dans son nouveau caractère et m'inclina nt avec respect devant elle, je m'écrie : esto perpétua!» L'adresse au roi proposée par l'éloquent orateur fut volée à l'unanimité dans les deux chambres irlandaises et transmise aussitôt à Londres, où elle jeta le nouveau cabinet dans une grande perplexité. Les ministres et surtout Fox et Shelburne reconnaissaient combien serait dangereuse pour l'Angleterre l'indépendance du parlement irlandais; mais la force leur manquait pour s'y opposer. Il n'eût pas fallu moins que toutes les ressources de l'Angleterre mises à la libre disposition du gouvernement pour que celui-ci fût en état de maintenir l'Irlande dans une situation dépendante et subordonnée, et l'Angleterre, loin de là, se trouvait alors engagée . dans une guerre ruineuse contre l'Amérique et trois puissances européennes. Rockingham et ses collègues subirent la loi d'une impérieuse nécessité, et Fox luimême, au nom du cabinet, présenta dans les communes un bill qui abrogeait explicitement le statut de la sixième année de Georges l", et qui fut adopté par les d.uix chambres britanniques. L'Irlande, à ce prix

l 'irUode ^conciliée1, fit éclater sa joie enthousiaste, les bourses affranchie se délièrent, le parlement de Dublin vola immédiate

par

lu parlement ment cent mille livres pour la levée el renlrelien de britannique. >ingt m||le marin^ el nrlande montra ainsi, par sa

1782 reconnaissance même, tout ce que l'Angleterre aurait à eu craindre de son ressentiment.

Le moment était venu pour l'administration de satisfaire à de vives réclamations depuis longtemps soulevées contre une foule d'abus et dont quelques-uns de ses membres même avaient été, dans le parlement, les éloquents interprètes. Deux bills furent en conséquence re- Biiu >ur Protlmts el adoptés pour diminuer la trop grande inmireindre flueucc de la couronne dans le parlement. L'un de ces

l'iuOueiice

de u bills enlevait le droit de suffrage électoral aux officiers C°"u°nDiDC Pul)lics employés dans la collection des taxes (revenu o( le parlement. ficers) ; l'autre fermait l'entrée des communes à quicon- 1782 que avait passé, pour une fourniture quelconque, un contrat avec l'Etat : un troisième bill d'une importance plus grande, pour la suppression de plusieurs sinécures et la réduction des pensions ou traitements excessifs et des dépenses inutiles de la liste civile et de l'Etat fut présenté de nouveau par Hurke qui, à son grand lionneur, ne s'épargna point lui-même, et réduisit de beaucoup les A iophoo immenSes profits qu'il percevait comme payeur général biiideBurke des forces du rovaume. Ce bill toutefois, dans sa forme

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les réforme» actuelle, limitait beaucoup plus étroitement que dans sa économique». première les réformes proposées; il froissait

1782 des intérêts moins nombreux, et sa modération rendit son adoption plus facile.

I. George» III alla lui-même au-devant de» léclamations et provoqua le» réforme» de» dépente» de it lutc civile.

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La chambre des communes fit encore, dans cette session, un autre sacrifice a sa popularité : une motion nouvelle fut faite dans son sein, pour révoquer le3 célèbres résolutions des communes de 1769 touchant l'élection du démagogue Wilkes par le comté de Middlessex Ces résolutions, considérées avec raison comme un empiéte ment de la chambre sur les droits de ses constituants, avaient causé une agitation profonde dans Londres et dans toute l'Angleterre, elles furent effacées, par un vote solennel des communes de 1782, du registre de leur chambre.

Un bill fut ensuite présenté pour une réforme dont le Motion besoin ne se faisait pas encore assez généralement sentir, de *nrhh et il emprunte à nos yeux une partie de son importance une «for»»

1 J V 1 parlementaire.

du nom de celui qui le présenta. Il avait pour objet une réforme parlementaire et la motion en fut faite par William Fitt, héritier des talents de son père et qui le devint plus tard de son influence et de sa renommée. Lord Châtain, frappé des vices du système électoral en vigueur, avait exprimé le vœu que la représentation des comtés fut accrue et celle des bourgs diminuée, et il annonça plusieurs fois, avec un accent prophétique, qu'un siècle ne s'achèverait pas sans que celte réforme nécessaire fût accomplie, soit de gré, soit de force2. Pitt, son second fils, fidèle aux traditions de la politique pater-

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