‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 32 sur 145 · I.IVKE VI. Cil A HIT HE II · texte numérisé non relu

I.IVKE VI. Cil A HIT HE II

ment, la cour et le pays, par 1'éblouissanl éclat de ses succès. Aucune récompense ne semblait au-dessus de ses services et de son mérite : nommé duc l'année précédente, félicité publiquement par les deux chambres après sa dernière victoire, il reçut de la reconnaissance nationale le domaine magnifique de Woodstock, et la reine y fit construire un splendide palais, auquel fut donné le nom de Blenheim, en souvenir de cette journée fameuse si fatale à la France. C'est au milieu de l'allégresse publique causée par les grands événements du continent, que furent faites les élections de l'an- Elections nou- née 1705. Les torys, dans le dernier parlement, avaient fe,lw' abusé de leurs avantages, surtout dans les scènes 1703 violentes auxquelles donnèrent lieu les élections d'Aylesbury : un grand nombre ne furent point réélus , et la majorité des communes parut acquise à leurs ri\aux.

Suite du règne J ' A mu-. — Administration Je Uodolpliiii cl de* wtiig».

Lorsque le résultat des élections nouvelles fut connu, le grand trésorier Godolpbin, membre dirigeant du conseil, inclina plus ouvertement du côté des vvbigs qui se trouvèrent bientôt fortifiés dans le cabinet par le choix de lord Covvper, l'un des hommes éminenls de leur parti, pour garde des sceaux. Lord Somers contre lequel la reine était fortement prévenue ne fut point encore ap|>elé dans ses conseils; mais il fut en réalité l ame du nou

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ANNE. 16ri

veau cabinet dont il suggéra ou dirigea secrètement tous les actes. Les torys conduits par Hochester et Buckingham achevèrent de s'aliéner leur souveraine par une motion aussi blessante pour elle qu'imprudente pour eux-mêmes; ils affectèrent, espérant ainsi rallier à eux l'opinion, de montrer un zèle exagéré pour la succession protestante, et afin de la mieux garantir ils exprimèrent le vœu que l'héritière présomptive de la couronne, la princesse Sophie de Brunswick Hanovre, fût invitée à résider en Angleterre. La reine, jalouse à l'excès de son autorité, fut courroucée d'une motion semblable et les whigs en la combattant gagnèrent momentanément sa faveur : Bill ils proposèrent de substituer à la garantie demandée par leurs adversaires la désignation d'une régence qui serait chargée, lorsque le trône deviendrait vacant, d'y appeler le successeur désigné par l'acte d'établissement. Le parlement adopta cette proposition dont lord Somers fut le principal auteur 1 et confirma par son vole la défaite des torys.

L'union de l'Écosse captiva ensuite de nouveau l'attention des lords et des communes. Ce pays, par suite des énergiques résolutions qu'avait prises le précédent parlement d'Angleterre en représailles de l'acte de sécurité, se voyait privé d'avantages importants et menacé d'hostilités nouvelles. Les esprits sages s'empressèrent d'écarter ce double péril; des tentatives directes furent faites en même temps par la reine pour arracher des étals d'Écosse une adhésion à l'acte touchant la succession dans la ligne protestante : ils consentirent enfin à ce

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