BunH-1, Histoire uV mon temps. Considération* finale
commun des Anglais de son temps où il était de bon Ion, dit- il, de ne point sortir de table avec sa raison. « Les négociants et les manufacturiers, dit encore l'évêque, forment le corps le plus sain de la nation : c'est principalement parmi eux qu'il y a des mœurs, de la religion, Je la charité; c'est aussi là que la dissidence fait le pins de prosélytes. » Burnet reconnaît, aveu fort rare pour un évêque, qu'il y a plus d'instruction dans les communions séparées que dans son Église, et qu'il est d'usage de mépriser les dissidents sans qu'on en puisse donner aucun motif1. Mais le spectacle des vices et des erreurs de son temps ne l'aveugle pas sur les avantages généraux dont le royaume est déjà en possession, et il rend à son pays ce témoii^nage, remarquable dans un homme qui avait longtemps séjourné sur le continent : «Les communes d'Angleterre, dit-il, vivent dans l'aisance et l'abondance et sont les plus heureuses que j'aie connues 2. »
Résumant rapidement tout ce qui précède, il faut reconnaître en Angleterre, au commencement du dix huitième siècle, la constitution assise désormais sur des fondements solides, et l'on y voit des garanties précieuses pour les droits de tous et pour le gouvernement de la nation par elle-même dans les institutions sorties du régime nouveau : on demeure en même temps péniblement affecté des scandales que donnent la lutte des
1 . On \ti dédaigne, disil, comme dans les pa^s catholiques on dédaigne ta Ufrcliques, MM «ju'on puisse, la plupart du temps, en ulieguer aiu-uoe r»»«on. Ikld.