I. L>id Waldegnve, Mémoire* , p
s,.n que par la beauté, et qui sut conserver jusqu'à la fin un
influence • . • ,.
mit le roi tfrant* ascendant sur son époux en supportant patiem nient ses maîtresses et en se bornant à exercer une influence souveraine sans la faire sentir jamais. Robert Walpole. seul entre tous, devina la vérité sur ce point capital, el tandis que la foule des courtisans recherchait la faveur de la maîtresse en titre, il ne s'adressa qu'à la reine el obtint son appui auprès du nouveau souverain. Elle fit comprendre à son époux que nul ne remplacerait avantageusement, à la tète de son conseil, sir Robert Walpole , esprit modéré, recommandant par une longue pratique des affaires et par une habileté consommée, dévoué à la succession protestante, redouté des factions et disposant dans la chambre d'une majorité considérable; personne enfin, dit-elle, n'épargnerait comme lui, au roi, l'ennui des affaires et la peine de gouverner. Walpole ayant, en outre, pris l'engagement de faire voter par le parlement une liste civile plus considérable que la précédente et une annuité de 100,000 livres pour la reine, Georges II, qui l'avait d'abord RéinMgftisoa remplacé par un ancien favori, sir Spencer Comptou, ora de *aipo1« coninium.Sj ie rappela bientôt à son an-
ieic du cabinn. cjt,„ ^ jnj (|onna toute sa confiance 2. On vit alors un rare phénomène, el qui suffirait pour constater l'habileté consommée de ce ministre , on le vit posséder suc cessivemenl la confiance de deux rois très-jaloux l'un de
1, Walpole uni parole. La liste civile fut portée de 700,000 livret tlerliaf a 830,000. La reine obtint de plus une annuité de 100,000 Inrea.
2. Sir Spencer Comptou fui créé comte de. Wilmingloo, cl fut nomme prtSiJenl du conteil, litre qui, en Angleterre, uou» l'avons Jrja <lit, oc «L-noc point la prépondérance dan» le miuisîere.
I autre, et plus affermi encore sous le second que sous le premier
Dans le nouveau parlement convoqué selon l'usage au n*hwm
pai lemeni .
début du nouveau règne, les élections donnèrent à Walpôle une majorité plus considérable que celle qui l'avait «nutenu jusqu'alors, et les communes nommèrent pour orateur ou président le célèbre Onslow, qui occupa le fauteuil trente- trois ans.
Parmi les questions les plus importantes qui furent M«**»Ml agitées devant ce parlement, est le bill qui tendait a ex- «dure ic« foncdurede la chambre tous ceux qui recevaient de l'État un au paiement, salaire pour une fonction publique ou une pension. Walpole était convaincu de la nécessité de maintenir, de fortifier même l'influence de la couronne au sein des communes; mais ce bill, «mi avait pour but de l'affaiblir, «tait populaire : Walpole, pour ce motif, s'abstint de le combattre, et voté par les communes, le bill fut rejeté par les lords. Le secrétaire d'Etat, lord Townshend, blâma ouvertement, dans cette circonstance, la conduite •le son beau-frère Walpole, qui fit peser sur la chambre <les lords toute l'impopularité du rejet d'un bill qu'il désapprouvait, mais dont il n'osa signaler le danger : déjà depuis longtemps l'inimitié croissait sourdement entre les deux beaux-frères, dont l'un supportait avec peine un «gai et l'autre un supérieur : elle éclata enfin, et à la suite Relrailc d une violente querelle, Townshend donna sa démission à* et vécut dans une retraite honorée après avoir rendu à *rd ToWD,bend «m pays de longs et glorieux services. Cet illustre homme ,730,
• • Sur l'influence de U reine Caruliue el sur sun intelligence avec sir llok«t Walpole, on lit des détail* très-cuiieui dan» le* Mémoire» d'Horace
WpeW.
d'Etat renonça dès lors aux affaires, se refusant a toutes les avances île l'opposition et donnant le rare exemple d'un ministre préférant ses principes à la vengeance, et redoutant moins de tomber dans l'obscurité que de précipiter 1 État dans le trouble et dans la confusion.
La chute de lord Townshend marqua le point cul minant de la fortune de Walpole, et en ce moment sa politique triomphante ne rencontra d'obstacles sérieux ni à l'intérieur, ou le parlement se mon trait docile à ses vues, ni à l'extérieur, où ses efforts pour le maintien de la paix
Triilô en Europe obtenaient tout le succès désirable, et déjà.
saille. en 1729> je trait(; de sévj|iCj CjUî assurait d'importants
1729. avantages au commerce anglais », avait été conclu entre la France, l'Espagne et l'Angleterre. Le parti jacobite. si redoutable à l'avènement de la maison de Hanovre, et qui avait fondé beaucoup d'espoir sur de grands trou bles à l'avènement du nouveau règne, parut alors désespérer de l'avenir et perdit presque en môme temps deux de ses membres les plus êminents, par la mort du duc de Wharlon, chef de l'opposition tory dans la chambre des pairs, et du célèbre Atlerbury, évèque de Rochester, qui s'éteignit à l'étranger, banni par la maison de Hanovre et
|. I,c traité de Sévillc était une alliance défensive entre l'Angleterre, \* France et l'Espagne Celte dernière puissance révoquait tous les privilèges concédés aut sujets autrichiens par le traité de \ ienne, rétablissait sur l'ancien pied le commerce anglais en Amérique, rendait toutes les prises, conservait le privilège accordé a la compagnie de la mer du Sud, pour le commerce des esclaves, et aucuue meniion n'était faite dans ce traité, de Gibraltar, dont l'eccupatioo par les Anglais semblait considérée comme un fait accompli. Sir William Slanliopc, l'un des signataires du traité de Séf il le, fut créé a cette occasion comte de Torrington.
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dans la disgrâce du prétendant. Tout souriait aux vœux de Walpole : la paix régnait, par ses soins, au dedans et au dehors : tout était calme dans l'Etat : la presse seule, et surtout le Craftsman, et les pamphlets publiés, dans ce recueil, sous le nom de Caleb d'Anvers, entretenaient contre le ministère une guerre acharnée.
Deux grandes mesures financières et législatives marquèrent l'administration de Walpole durant l'année 1733. La première qu'il proposa tendit à grossir la dette publique déjà très-considérable, en mettant à la disposition du trésor une partie du fonds destiné à l'amortir. VVal- Suppression pôle la fit accepter par le parlement,en menaçant d'asse^irj,^,"^"^,,,,, une nouvelle taxe sur les propriétés territoriales : quelques années plus tard, il obtint la suppression totale de I amortissement, et la dette ne cessa de s'accroître dans des proportions énormes, jusqu'à ce que le même fonds que Walpole supprimait après l'avoir antérieurement créé eût été rétabli par la sage prévoyance d'un de ses plus illustres successeurs2.
L'autre bill très-important présenté par Walpole fut Bill œlui de [ accise ou taxe sur les denrées de consommation. c acc,fC L'opposition se rallia tout entière contre cette mesure, 1730 dont la grande utilité fut reconnue dans la suite. Walpole essaya d'abord de faire tête à l'orage en déclarant que la
1. Wtlpolc fui, avec Slanhopc, ru |7|7, le principal créateur du fonds d'awoftuiciaon^ qui drmeura intact durant tout le règne de Georges I".
2. Walpole pensait, comme de nos jours en France, qu'une dette publique ftatidérable était une garautic de force pour le gouvernement, en intéressant ■m masse d'bonimes considérable a le maintenir. Son opinion à cet égard MA encore tonifiée par le bruit répandu que la dette ne serait pas reconnue P»r le prétcnJanl s'il remontait sur le trône.
taxe nouvelle ne serait établie que sur les tabacs, dans le but découvrir le trésor des pertes immenses que lui causait la contrebande. Quelques orateurs défendirent a\ec talent le projet du ministère dans les communes, et entre autres l'avocat général sir Philippe York, célèbre dans la suite comme chancelier sous le nom de lord Hardwickc. « La mesure proposée, dit-il, n'était pas plus rigoureuse que la loi des douanes; elle ne portait point atteinte à la constitution, à moins que l'ancienne coutume de la fraude ne fut considérée comme faisant partie de cette constitution » ; et il soutint que la seule liberté qui serait restreinte par ce projet serait la liberté de faire la contrebande1; mais la presse, de plus en plus violente, égara \u.ience l'opinion : l'opposition appela la haine et l'horreur pu-
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l'opposition, blique sur l'auteur du bill, en évoquant les honteux souvenirs d'Empson et de Dudiey, ces indignes favoris de Henri VII : « N'oublions pas leur destinée, dit un membre : ils eurent le malheur de survivre à leur maître, et son fils, parvenu au trône, a fait tomber leurs tètes, n C'était faire allusion au prince de Galles, Frédéric, alors en lutte ouverte avec son père, dont Walpole était soupçonné d'entretenir le ressentiment. Le bill passa néanmoins à la première lecture; mais la passion populaire avait été au plus haut point excitée : des émeutes formidables firent craindre une conflagration générale : Walpole courut risque de la vie, et les personnes royales furent elles-mêmes en péril.
Dans ces circonstances critiques, la reine Caroline
I. The uiily libcity vrhich woultl l>c stibvcrlcl vas ibc iiberly of MMf- {•liin;. f'artiim. IlLslovy, Mil. | . lt>î)0.
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ayant interrogé lord Scarborough, l'un «les homme» les plus dévoués a ia maison de Hanovre, sur les dangers de la situation : « Madame, lui dit-jl, je réponds de mon régiment contre les Siuarts , mais non contre les adversaires de Vaccine- . — S'il est ainsi, «lit La reine émue, il faut sacrifier le hill. » Walpole céda et retira son projet. ^j™" Mie nouvelle fut reçue avec transport, la multitude ,,,u ,,t; l afrUl'l'accueillit par des feux «le joie, et sur plusieurs points du 1733. royaume le ministre fut brûlé en effigie. Walpole se vengea eu frappant, soit dans l'administration, soit dans l'armée, tous ceux des membres du parlement qui avaient combattu Vaccine. Il fit destituer de leur emploi à la cour les lords Clinton et Burlington, et ôla la baguette blan- i>esiiiuii»«». che a lord f.hesterfield, grand maître de la maison royale, qui avait hautement blâmé le bill et approuvé le vote négatif de ses trois frères dans la chambre des communes; il destitua en même temps trois pairs écossais, le duc de Montrose et l»*s comtes de Marehmont et de Stair, et poussa le ressentiment jusqu'à dépouiller de leurs conin lissions dans l'armée et de leurs régiments le dur de Bnlton et lord Cobham, dont il se fit un irréconciliable et puissant ennemi. Sa vengeance eut ainsi pour effet de grossir l'opposition et de la rendre plus implacable, et en faisant trop sentir son pouvoir, il en compromit la durée.
On touchait à la septième et dernière année de l'existence du parlement. L'opposition réunit tous ses efforts w* ( a\ant la clôture pour faire rapporter le bill de la septen- *ur ,c biU
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nalilé. Pulteney, qui, dans l'origine, avait soutenu et la «quennalii*. tait passer ce bill. se montra un des plus ardents à l'atta- 1734. quer, puissamment secondé par l'infatigable Bolingbroke.