IV. I
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Celui-ci, quoique siégeant parmi les lords, était le bras puissant qui mettait en mouvement tous les ressorts de l'opposition dans Tune, et l'autre chambre. Walpole ne s'y trompa point, et, rendu éloquent par la colère, il ter mina un de ses discours par ces paroles significathes et Eugénie foudroyantes : « J'entends beaucoup parler de mauvais dTvi'îiHe ministres, de ministres despotiques; que ne parlc-l-on u iC,,,!rCL îU»ss» (k's patriotes sans honneur et sans vertu, nui ne prennent conseil dans leur conduite que de l'envie et du ressentiment?... Qu'il me soit permis, à mon tour, de rappeler ici à votre attention un grand adversaire des ministres qui aune si haute opinion de lui ménie, qu'il se regarde comme seul en état de conduire les affaires du royaume. Admettons, par supposition, que cet illustre personnage ait réussi à rattacher à son parti quelques hommes éminentspar la fortune ou par la naissance, et une multitude d'autres dont les criminelles espérances ont pris racine dans la corruption de leur cœur, et qui tous n'ont rien à dire que ce qu'il met dans leur bouche, vomissant le poison qu'il leur a infusé : supposons encore que cet ennemi des ministres soit dans un pays où il ne devrait pas être, où il n'a été admis que par un excès de bonté miséricordieuse, faisant tous ses efforts pour renverser et tarir la source d'où a jailli cette miséricorde qui le tolère et le protège : supposons enfin que cet homme, si hostile aux ministres , cultive soigneusement l'amitié des représentants de tous les princes ennemis du sien, leur révélant les secrets de L'Etat, et, dans l'occasion, trafiquant aussi de ceux de toutes [es cours où il a été accueilli, partout sans foi et sans honneur, et trahis sant tour à tour chacun des maîtres qu'il a senis. Je