‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 82 sur 145 · I. TtiBckcrey, VU ét lord < hat htm · texte numérisé non relu

I. TtiBckcrey, VU ét lord < hat htm

Septième

refoula jusqu'aux frontières de la Bohème. Déjà cepen- Mort du rMr dant son allié le czar Pierre III avait perdu, dans une révolution de cour, sa liberté et sa couronne. Le sceptre était passé de ses faibles mains dans celles de sa femme, A*énomcm la princesse d'Anhalt Zest, qui devint Catherine II. CjklhJ*M „ Celle-ci retira ses armées du théâtre de la guerre; |76J mais l'impulsion était donnée : la victoire n'abandonna plus Frédéric, et Daun fit de vains efforts pour soutenir Schweidnitz qui succomba le 8 octobre. Le roi recouvra ainsi toute la Silésie; tandis que le prince Henri son frère battait à Friedberg les. Autrichiens et l'armée des Cercles.

là guerre se poursuivait avec lassitude et mollesse en Hanovre et en Westphalie entre cent mille Français, commandés par Soubise et d'Estrées et l'armée hanovrienne et anglaise de Ferdinand de Brunswick. Aucun événement d'une grande importance ne marqua cette dernière campagne dans laquelle les Français abandonnèrent sans combat leurs positions à l'ennemi à Williemstal Les confédérés reprirent Gottingen et Cassel où dix-huit bataillons français mirent bas les armes; mais ils furent vaincus par Gondé à Johannisberg.

Les coups décisifs furent portés par les Anglais dans les îles françaises et espagnoles de l'Amérique et de l'Asie. Leur tlotte sous les ordres de l'amiral Kodney débarqua

4. La Ulsille de WilhcmUal perdue presque sans combat, cl l'inaction de Soulue a la lêle de 90,000 hommes durant l'allaque de Cassel et presque ta vue de celle plaot, justifient, dit Napoléon dan» tes Mémoire*, celle parole d'un g néral aihéoien : £7w« arvée de cerfs commandée par un lion vaut mieux qu'une armée de lions commandée par un cerf. Napoléon, Précis des fuerret de Frédéric II , ut ittprÂ.

LIVKK VI. CHAPITRE V.

snrcèt douze mille hommes à la Martinique. L'île fut prise el mu^nt? après elle Sainte-Lucie, Grenada et Saint-Vincent eurent de* le même sort. Une autre expédition, sous le comte d'Al-

AngUi».

bermale et sous l'amiral sir George Pococke se dirigea

sur la magnifique possession espagnole de Cuba : elle attaqua la Havane dont elle réussit à s'emparer et l'île entière fut conquise. Les armes anglaises n'étaient alors pas moins heureuses à l'autre extrémité du monde, dans les mers de la Chine où elles enlevèrent aux Espagnols la riche colonie de Manille et le groupe entier des îles Philippines. Vaincus dans leurs possessions lointaines, en Orient et en Occident, les Espagnols le furent encore en Portugal où ils s'étaient avancés et avaient pris plusieurs places fortes. Le débarquement d'une division anglaise à Lisbonne sous les ordres de lord Loudoun et du général Burgoyne arrêta leurs progrès : les Espagnols évacuèrent la place conquise et battirent en retraite devant les Anglais qui les refoulèrent en Espagne où ils enlevèrent leurs magasins et leurs réserves (1762)

Déjà des négociations pour la paix entre la France et l'Angleterre étaient ouvertes et activement suivies parle duc de Nivernois à Londres et par le duc de Bedfort à Paris. Les succès remportés par les armes anglaises dans la dernière campagne rendirent lord Bute plus impatient encore de conclure la paix : il savait que l'opinion les attribuerait à la politique belliqueuse de Pitt, son illustre adversaire, tandis qu'elle imputerait à lui seul le fardeau des nouvelles charges nécessitées par la prolongation de la guerre. Elles étaient immenses : la dette nationale avait doublé depuis le commencement des hosti-

lilés et montait déjà à la somme énorme de cent-vingt- Accro;,MBlfnl deux millions six cent mille livres sterling ,. Telle fut la Jelle p*i'iquc principale cause qui arrêta l'Angleterre au milieu de ses victoires. Lord Bute, en montrant moins d'empressement pour la paix, aurait pu, selon toute apparence, rendre celle-ci plus avantageuse encore pour son pays quoiqu'elle lui assurât d'immenses avantages et qu'elle fût aussi glorieuse pour l'Angleterre qu'bumiliante pour la France et pour l'Espagne. Les préliminaires du traité furent signés au mois de novembre 1762. La France Pré,,™n•,rr• abandonnait à l'Angleterre toutes ses prétentions sur le ,rti,é,,e Canada, sur l'Acadie ou Nouvelle Ecosse et sur l'île du 1762 cap Breton : elle recouvrait la Martinique, la Guadeloupe et quelques petites îles du golfe Mexique, ainsi que ses comptoirs en Afrique et aux Indes : elle évacuait tout le territoire occupé par ses armées en Allemagne et recouvrait Belle-lsle en éebange de Minorque. L'Espagne reconnaissait aux Anglais le droit de couper le bois de campéche dans la baie de Honduras; elle leur cédait la Floride et reprenait possession des Philippines et de Cuba. La France, par une convention secrète, faisait un nouveau sacrifice, et, pour indemniser l'Espagne des pertes auxquelles sou alliance l'avait entraînée, et en particulier de l'abandon de la Floride, elle lui cédait la Louisiane.

Le gouvernement anglais eut beaucoup de peine à faire adopter ces préliminaires, contre lesquels Pitt s'était prononcé avec force, lui reprochant d'abandonner ses alliés et de traiter sans eux, et relusant de reconnaître

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