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2. Pin s'életa «Uns ce débat mémorable a une grande Mt'rur, cl 11* se inniilra |'rrorcii|é que Ju maintien de* intitulions cl des pri»iléj;e* ûu parîemenl, >.,.»< aucun souci de «a popularité en défendant même une cau*e populaire. C'est ainsi qu'eu proclamant l'importance «'un principe, fondamental a ses veut, des libci t«v» anglaises, et que l- gouvernement anglais avait méconnu dan* sa conduite a l'égard de Wilkes, il accabla celui ci dj plus souverain Méprît, • L'auteur de snublablet ariiiles, dit- il, ne mérite pas dVirr compté dans l'espèce liumaine, il est le blasphémateur de sou Dieu et I ' ît«»ulteur de io» r«>i. Je n'ai aucune i> latiou asvc lui, je n'en aurai iamaif, ele .. a
3. t ci le protestation, < ù (oui spécifiés et ■ cfiuis les prit ilége* du parlement, se lit tout entière dan» VHiiloire parltnte*Uirry sol. *v, p. 1 371 • 1 378.
requête au roi pour qu'il ne laissai point impunie une si grande offense faite a sa personne et au trône; ils le supplièrent de déférer son auteur aux tribunaux et d'appeler sur lui la vindicte des lois. Wilkes intimidé par cet accord des trois grands pouvoirs, fléchit devant l'orage; passant la mer il se réfugia en France et fut expulsé des communes par un vote unanime. Quelques mois plus lard, n'ayant point comparu devant le tribunal où il avait été cité pour répondre à l'accusation portée contre lui, et les délais étant expirés, il fut mis hors la loi. Mais il était déjà le favori de la populace, et à toutes les i*»*>oic du peuple causes qui la passionnaient pour son idole se joignait l'émotion causée par un pair du royaume qui, la veille, compagnon des débauches de Wilkes, s'était fait le len demain son accusateur, et aussi par l'opinion de quelques hommes considérables aux yeux desquels la constitution et les privilèges parlementaires avaient été violés en sa |>ersonne. L'irritation populaire se manifesta a\ec violence le jour môme où la sentence des communes fut exécutée sur la place publique. Tandis que les flamme3 dévoraient le numéro quarante-cinq du Nortfi Briton, son auteur était exalté |>ar une foule aveugle, ivre d'enthousiasme, et des milliers de voix frénétiques poussaient ce cri longtemps trop fameux : Wilkes et la liberté pour toujours.
Telle fut la première des deux d ises qui marquèrent la courte administration de George Grenville, la seconde éclata dans les colonies américaines et fut le prélude d'un des plus grands événements de l'histoire moderne, de la formation d'un nouvel et puissant empire d'origine euro|»éenne dans les vastes régions du Nouveau-Monde.
Par le traité de Paris, la France avait abandonné toutes ses grandes possessions en Amérique, et deux puissances européennes, l'Espagne et l'Angleterre, régnaient seules sur cet immense continent. Toute la cote orientale, entre le golfe du Mexique et le fleuve Saint-Laurenl, était occupée par des colons anglais qui reconnaissaient l'autorité de George III, et le continent lui-même faisait maintenant partie de l'empire britannique. Les lUtwi anciennes colonies étaient au nombre de treize dont LA,Nordq.U< qua^e au nord de l'Hudson, New-Hampshire, Massachusselt, Hbode Island et Connccticut, étaient particulièrement désignées sous le nom de Nouvelle-Angleterre. Cinq colonies, New- York, New-Jersey, Pensylvanie, Delaware et Maryland occupaient l'immense espace entre l'Hudson , les lacs Erié et Ontario , le Potomac et la baie de Cbésapeck; enfin, entre cette baie, les monts Allegbanys et la Floride, s'étendaient les quatre colonies du sud, la Virginie, les deux Garolines et la Géorgie.
Ces treize colonies anglo - américaines avaient été fondées à différentes époques et leur population s'était formée d'éléments très-divers, (.elles de la Nouvelle-Angleterre avaient pour ancêtres ces fameux puritains qui, fuyant la persécution de l'église établie, avaient cbercbé dans les déserts, au commencement du dix-septième siècle, un sol où il leur fût permis d'adorer Dieu selon leur cœur. Les quatre colonies qu'ils avaient fondées au nord de l'Hudson, et dont Boston était la wlk priocipale, avaient fait de rapides progrès, eu richesse et en civilisation, et c'était là particulièrement que se conservait dans sa pureté, comme dans sa rudesse, le
culte sév ère <el traditionnel du puritanisme républicain '. Parmi les colonies du centre, celle de New-York, fondée d'abord |wtr les Hollandais et nommée par eux les Aoul'eatur Pays-Bas, avait ensuite passé sous la domination anglaise. Charles II en fit la cession au duc d'York, son frère, dont le nom lui demeura et fut également donné à sa capitale, New-York, qui déjà semblait destinée, par sa situation géographique et son excellent port, à devenir la première ville commerciale du Nouveau- Monde 2. L'Etat qui s'étend au sud de celui-ci, entre l Alleghany et l'embouchure de la Pensylvanie, eut pour fondateur un quaker, Guillaume Penn, dont il porte le nom. Cet homme célèbre obtint d une charte royale de Charles II, pour lui et ses héritiers., un immense territoire dans ces parages où il vint s'établir avec un grand nombre de familles, appartenant comme lui à la société des Amis 3. Il voulut obtenir la cession volontaire du sol, par un traité conclu avec les Indiens, ses premiers et légitimes possesseurs, il leur en paya le prix, et là s'éleva la ville aujourd'hui fameuse et si florissante de Philadelphie.
Les colonies de l>elaware et de New- Jersey furent dans l'origine des annexes, la première, de la Pensylvanie sous Guillaume Penn, la seconde de l'état de New-York,
1. Un officier anglais qui Mstta cet colonie» dan» l'année I77î», rapporte que personne ne pouvait sortir et se promener dans les rues, le dimanche durant Toffir* divin, sans être arrêté el interrogé. — Archives amérkaineê.
2. Peu de villes ont gran li plus rapidement que New-York eu richesses et en population. Celle-ci, évaluée a 13,000 aines seulement en 1759, el à V2.000 dn-buit ans plus lard, comptait 300.000 âmes en 1840 (a).