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la convocation d'une nouvelle assemblée provinciale : la colonie alors procéda d'elle-même aux élections, et une nouvelle assemblée fut ainsi élue sans les formes légales; mais, après quelques séances, elle consentit à se dissoudre à l'approche des troupes anglaises. Celles-ci, au nombre de sept cents hommes seulement, firent leur entrée à Boston à la fin de septembre 1769, et la ville jusque-là toute commerçante prit soudain l'aspect d'une place de guerre.
Le cabinet anglais avait déjà perdu lord Châtain lir(|cluli qui résigna sa charge de lord du sceau privé. Blessé par **nùre deux récentes mesures qu'avaient prises ses collègues, Mbi»H. en révoquant de leurs fonctions deux hommes honorés de son estime, le comte de Shelburne, secrétaire d'Etat, et le général sir Jeffrey Amherst, gouverneur de la Virginie, incapable d'ailleurs de reprendre la direction des affaires, il pria le roi d'accepter sa démission et sortit d'un cabinet où depuis longtemps il n'apportait d'autre force que celle de son nom : il eut pour successeur au sceau privé, le comte de Bristol, son ami ; le comte de Hocheford, récemment ambassadeur à Paris, succéda à lord Shelburne en qualité de secrétaire d'Etat.
La retraite volontaire de lord Chatam, quoiquil ne fût à cette époque que l'ombre de lui-même, fut mortelle au ministère qu'il avait composé à dessein d'éléments faibles et discordants, afin de mieux s'assurer son obéissance et dont les principau% membres étaient alors le duc de Grofton, premier lord de la Trésorerie, et le chancelier Camden. Celui-ci avait obtenu un renom mérité par l'équité de ses arrêts comme par son attachement respectueux aux libertés du pays : il joignait à une
parole éloquente une raison lumineuse et possédait, dans l'esprit et les manières, un heureux tempérament qui . l'appelait au rôle de modérateur dans les conseils de la couronne. Nul plus que lui n'admirait lord Chatam, nul ne prévit mieux toutes les difficultés qui attendaient un cabinet où il garda sa place malgré lui et que ne couvrait plus la grande ombre de son illustre ami. Le F.ibio duc de Grafton, son collègue et chef de ce cabinet,
politique
du homme spirituel et léger, avait des vues
ducd<Grir,on,mais sans unité comme sans suite, et il donnait prise à 1709 ses adversaires par le scandale de ses mœurs. Les circonstances cependant étaient d'une gravité extrême, entre le danger du soulèvement d'une portion considérable de l'empire britannique au delà des mers et les périls causés par l'irritation croissante de l'Irlande et par une insurrection formidable au cœur de la capitale. Dépourvu de forces suffisantes en lui-même ou dans les moyens légaux, Grafton eut recours à l'intrigue, aux influences de cour et à la corruption : il tendit à l'excès tous les ressorts du gouvernement et mit l'autorité royale en cause pour couvrir sa faiblesse personnelle : il exposa ainsi son cabinet déjà si décrié au sanglant reproche de subir l'ascendant le plus impopulaire, celui de l'ancien favori écossais, de lord Bute.
Alors parut dans l'arène politique un champion célèbre par l'étonnante vigueur d'un talent hors ligne, par l'amertume de son fiel et la violence de ses attaques et plus encore peut-être par le mystère dont il s'enveloppa : il s'annonça et est demeuré fameux jusqu'à présent dans jumui. l'histoire sous le pseudonyme de Ji mis. Ce nom parut H67 \m pour la première fois (21 janvier 1767) dans un recueil pé-
riodique. The public Advertiser, au bas d'un article où le gouvernement est flétri en des termes qui égalent ou même passent en violence tout ce que nous connaissons • de nos jours de plus virulent : « Si par l'immédiate intervention de la Providence, dit l'auteur en terminant, nous échappons à une crise si pleine de terreurs et de désespoir, la postérité n'en pourra croire l'histoire des temps présents, elle se persuadera ou que nos désastres élaient imaginaires ou que nous avions la bonne fortune d'être gouvernés par des hommes d'une intégrité et d'une sagesse reconnues : elle ne croira pas possible que ses devanciers aient survécu ou se soient relevés, après une situation aussi désespérée, alors qu'un duc de Grafton était premier ministre, un lord North chancelier de l'Echiquier, un Weymouth et un Hillsborough secrétaires d'Etat, un Granby commandant général, et un Mansfield chef de la justice criminelle du royaume!... Ces ministres qui nous gouvernent, dit encore Junius, sont tels que des hommes raisonnables n'en sauraient attendre d'autre remède que le poison, d'autre soulagement que la mort! » Il continua ainsi dans le même recueil, durant trois années, une polémique sans justice comme sans pitié, dans une série de lettres éloquentes, élaborées par la haine et la fureur avec une logique savante autant qu'implacable.
La crise intérieure devenait chaque jour plus mena- Kuôi! çante et l'engouement populaire pour John Wilkes s ac- j wdj*kei crut encore par la passion téméraire et les procédés violents dont il fut l'objet dans la chambre des communes. Eu janvier 1769, quoique prisonnier et légalement condamné, il fut choisi par la cité de Londres pour
un de ses aldermen, et au mois de février suçant, les communes, sur la motion de lord Barrington, et centre
Son
e*pui.ion# l'avis prudent de George Grenville, prononça l'expulsion ** de Wilkes el le raya du nombre de ses membres. Ce
1760 V0le exasl^ra une fou^e aveu jf le et enthousiaste et leur rendit plus cher encore le candidat de leur choix : une association se forma sous le nom de la Société du bill des droits et ouvrit une souscription pour l'acquitte-
*T wnk«io"inent de 868 det,es : lrois mil,e Sninées f,,rent souscrites Nouille le jour même, et Wilkes, élu pour la seconde fois mem-
expulsion.
bre de la chambre pour le comté de Middlessex, fut de nouveau rejeté par la chambre.
Jusque-là les communes, en soutenant cette lutte dé- TruUième plorable, s'étaient maintenues dans les limites de leur «Je droit; elle les franchirent après l'élection suivante dans
Wilkc«
laquelle les ministres avaient obtenu qu'un homme honorable, le colonel Luttrell, se portât pour concurrent de Wilkes. Celui-ci néanmoins avait été élu pour la troisième fois par une immense majorité. La chambre alors, commit un étrange abus de pouvoir, elle s'arrogea le droit de désigner elle-même l'élu du comté, sans qu'aucun statut ait pu être invoqué à 1 appui de sa décision. A;imif*ion Elle repoussa Wilkes et admit à sa place Luttrell, dont de uurrii le nom, sorti de l'urne après le sien, n'avail réuni ificommuiirt. T11 unc faible minorité des suffrages Ce vote souleva i7fio (,c forrni(,ables orages : la chambre, disait-on. n'avait point caractère pour choisir le second membre élu en rejetant le premier, celui-ci n'étant frappé d'incapacité par aucune loi, mais seulement par le bon plaisir des
I. l.ullMi «'■••il ru i|«f Irait mit! ton contre qaittie centt dwitiwesa Wifc«*
SfiOftGES III. SÎ3
communes, ne pouvait perdre, malgré son expulsion et sans l'aveu des électeurs, son titre de membre pour Middlessex. Cette question touchait, disait-on encore, aux fondements mêmes de la constitution et ne pouvait être résolue que par l'assentiment des trois pouvoirs. Un membre, Henri Gavendisli, formula sur ce point, en des termes aussi précis qu'énergiques, une opinion qui fut applaudie, consacrée et adoptée sous le nom de profession de foi de Cavendish (Cavcndisb creed), par tous les opposants à la funeste résolution de la chambre.
Tandis que le parlement était en proie à ces débats intérieurs, de grands intérêts pour le pays continuaient à être agités en Orient et en Occident. L'œuvre de Clive subsistait dans le Bengale où sa main ferme avait rétabli Nouvelle*
ho»lil<lé»
l'ordre, la discipline et l'autorité de la Compagnie; mais <u0, n,«)r. la guerre sévissait dans les autres parties des possessions ,767.|70U britanniques de l'Inde et surtout dans la présidence de Madras, dans leCarnatic et le Deccan, où un chef célèbre s'était récemment élevé et avait fondé une puissance re- Hyder kU doulable : ce chef était Hyder-Ali que nous avons vu, d/uMhx'^rf durant la dernière guerre entre l'Angleterre et la France, accourir avec un corps de mysoriens au secours de Lally et des Français enfermés dans Pondichéry dont il ne put prévenir la chute. Cet homme extraordinaire, plein d'ambition et de génie, actif, infatigable et non moins rusé qu'audacieux, s'était élevé de la plus basse condition au premier rang. On le a oit chef de bandits et de rebelles, puis général et vizir du sultan de Mysore qu'il détrône et auquel il succède, et enfin fondateur d'un état redoutable, et déployant, dans sa capitale de Seringapatam, toute la pompe et la puis-
sauce des souverains de l'Orient Hyder-Ali, considéranl les Anglais comme les plus dangereux de scsvoitfïî*11 sins ou de ses rivaux, avait, dès Tannée 1767, conçu le HyH«r-Aii. projet de jcs expulser. Il acheta, par son or, la coo|>érai767-i7oa lion des maltraites et prépira la défection du nizam ou vice-roi du Carnatic : celui-ci, allié des Anglais en apparence et marchant avec eux contre Hyder-Ali, les abandonna au début de la campagne pour unir ses drapeaux à ceux de l'armée de Mysore. Les Anglais se trouvèrent ainsi réduits à leurs seules forces contre trois formidables adversaires, et leur petite armée commandée par le colonel Smith et comptant à peine douze mille hommes, dont neuf mille indigènes, rencontra l'armée ennemie forte de soixante -dix mille hommes à Trinomaly (septembre 1767). La fortune se prononça comme de coutume pour les Anglais, dont la victoire fut complète. Celle- Ici eut pour résultat la rupture de la confédération ennemie; les mahratles abandonnèrent Hyder-Ali et le nizam du Carnatic fil sa paix avec les Anglais. Hyder, à son tour, se trouva seul contre eux, et duranl dixhuit mois, il leur lit une guerre acharnée, évitant les batailles, mais multipliant les stratagèmes et les surprises, et les harcelant sur tous les points avec une fabuleuse et désespérante activité. Il ne réussit cependant qu'à semer des ruines autour de lui : las enfin de n'obtenir que des succès stériles, Hyder désira la paix, mais d'abord et pour en dicter les conditions, il attira l ar-
I. D'apré» le témoignage «le ion historien Lemallrc, Hy«ler-Ali auil, en |766, pre* de «Jeux cent mille homme» aous les arme*, dont K-itai K-cioq mille pouvaient aisément être mobilisé*. L'artillerie comptait soixante piem »ei viet en partie par dea Francis.
GEOKGES III.
niée anglaise à cent cinquante milles au sud de Madras et se dirigeant aussitôt, par une course rapide, vers le nord, il parut tout à coup, «à la tête de cinq mille hommes de cavalerie, sous les murs de la ville terrifiée. Le con- Tr«l,«
de
seil se hâta de traiter (1769) : il fut convenu que les Madr». conquêtes faites durant la guerre seraient mutuellement ,7C9 rendues et qu'il y aurait alliance offensive et défensive entre la Compagnie et la cour de Mysore.
Les vastes contrées où se succédaient de si graves événements et où les officiers anglais se montraient en valeur et en audace les brillants émules des Corlez et des Pizarre occupaient cependant alors beaucoup moins l'attention de l'Angleterre que les régions de l'Amérique où leur puissance était déjà profondément ébranlée. L'impunité des agitateurs de Boston, et le refus que fit le grand jury américain de les poursuivre devant les tribunaux avait causé en Angleterre une vive irritation dont le duc de Bedford, au début de la session, s'était rendu l'ardent interprète, et il avait obtenu des deux chambres une résolution violente pour que le roi fût invité, par une adresse des lords et des communes, à tirer du vieil arsenal des lois du royaume, uae loi de la trente-cinquième année de Henri VIII, qui autorisait la couronne à transporter les délinquants en Angleterre et à les faire traduire en jugement devant une commission spéciale. Cette motion tendait à soustraire tous les inculpés à leurs juges naturels K Burke la repoussa avec une indignation chaleureuse : « Votre remède, dit-il,
f . C'eUii jcler au lieu de pain une pierre atu innocent* aussi Lien qu'aux cuapahli'S. I. r I M u li ■ i n . ut tuprà.
:i2C LIVÉI VI. CHAPITRE V.
n'est pas de nature à apaiser les Américains, mais à les exaspérer. Vous pointez sur l'ennemi une arme: et pourquoi cela? Parce que vous ne |K>uvez, dites-vous, avoir confiance dans un jury de ce pays. Mais cet aveu même doit vous faire frémir : si vous n'avez pas un parti en deux millions de citoyens, il vous faut ou changer vos plans ou renoncer à vos colonies pour toujours. » Cependant, à la fin de la session, une politique plus modérée prévalut dans la chambre des communes et dans une partie des membres du cabinet, et le duc de Graflon proposa dans le conseil, à ses collègues, un plan pour la complète révocation des nouveaux droits imposés dans les colonies : lord Nortli s'opposa à un rappel total comme étant un encouragement pour la révolte, cl il demanda que les droils sur le thé fussent maintenus. Son avis fut adopté à la majorité d'une voix et
Maintien
,iu décida peut-être du sort de l'Amérique où les precedr0,,«wC,l,é dentés résolutions des deux chambres provoquent de l« colonie» grands troubles. La Virginie se signale par son esprit de résistance, la chambre des bourgeois vote une adresse au roi pour le prier de ne point remettre eu vigueur l'odieux statut de Henri Vlll rappelé par le parlement anglais : elle est dissoute : les principaux membres se JtMUv^rg nie réunissent alors dans une taverne devenue fameuse dans ei dan* ^ fastes de la révolution américaine sous le nom de
le
■•MMlmHctt. taverne d'Apollon : là, ils forment uue association, s'en- J769 gageant sur l'honneur à n'importer dans leur colonie aucune marchandise anglaise jusqu'au rappel de tous les nouveaux droits établis en 1767, cl parmi les signataires on voit les noms de Patrice Henri, de Thomas JetTerson et de George Washington. L'émotion populaire n'est pas
CKUHGKS III.
Îii7
moins grande dans le Massachussett où les liabilants demandent sans l'obtenir 1 eloignement des troupes : la chambre des représentants suspend alors ses travaux comme étant, dit-elle, sous la pression de la force militaire : là également le peuple refuse les marchandises anglaises et des violences coupables sont exercées par la populace sur ceux des colons qui essayent de résister au torrent général *,
En Angleterre aussi l'opinion publique se prononçait chaque jour davantage contre le gouvernement, et la chambre des communes surtout, depuis la dernière expulsion de Wilkes et l'admission de Lutin II à sa place, était en butte aux plus vives attaques : elle avait, disail-
les
on, violé la constitution par l'usurpation du pouvoir commune» électif : de toutes parts arrivaient des pétitions demandant que celte chambre fût dissoute : l'agitation se manifestait dans les comtés, comme dans la capitale, par des cris séditieux, des menaces et de graves excès, et à tous ces bruits se mêlait au milieu des orages la voix redoutable de Junius tonnant contre un cabinet divisé, malhabile, sans prestige et sans force, gouverné par des intérêts misérables de famille ou de parti, sans intelligence des besoins du pays, vomissant avec une incomparable violence, l'outrage, la calomnie même, contre les hommes les plus haut placés par leurs titres ou par leurs charges, dénonçant les communes comme coupables d'usurpation et de tyrannie et demandant hautement
Grande irritation en
Angleterre contre
Violf de Junius.
4, l e châtiaient le plut commun infligé en pareil CM, était de dépouiller le* patient* de leura tétemeut», dVoduire leur enrpi de rétine ou de poil et de le* Itoln dans la plume.
328 LIVBK VI. CHAPITRE V.
leur dissolution, par une lettre célèbre, adressée au monarque en décembre 4769, où l'auteur sous les formes extérieures du resnect. n'épargne à George 11 I ni l'insulte ni la menace.
Les communes virent Tannée suivante (janvier 1770) dansiicbtmlircse lever contre elles un autre adversaire et, de tous, le lords plus redoutable. Lord Chatam, guéri après deux ans de surlaconduite ^ maJ myStérieux, avait enfin reparu dans la chambre
des lords. 11 prit la parole dans la discussion de l'adresse H70 en réponse au discours de la couronne, et se prononça ouvertement tout à la fois contre les mesures rigoureuses adoptées par le gouvernement envers l'Amérique et contre la conduite des communes qui, en substituant Luttrell à Wilkcs, s'étaient rendues coupables, dit-il, du plus grand des outrages au droit commun des sujets et avaient donné un juste motif au mécontentement général : il termina en présentant un amendement au projet d'adresse, à l'effet de faire prendre en considération sérieuse par les lords, toute la conduite des communes dans cette déplorable affaire : le chancelier Camdem fut entraîné, et se levant de son siège, il se prononça contre la politique du cabinet dont il était membre et contre le funeste vote des communes : « Si, en ma qualité de juge, dit-il, je respectais une décision semblable, je me regarderais comme; infidèle à mon devoir et traître à mou pays. » Lord Mansfield, premier juge du banc du roi, combattit l'amendement de lord Chatam, où il vit un empiétement sur les privilèges de l'autre chambre. Sa réponse fournit à lord Chatam le motif d'une de ses plus célèbres harangues, mais dont cependant l'éloquence n'est pas exempte d'exagération.
Opposant aux prétentions de ses adversaires dans les Eloquent deux chambres la conduite des fameux barons, auteurs pa'|elc' de la grande charte du royaume : «Ce ne fut pas pour eux lord cl,iUmseuls, s écria l'orateur, qu'ils arrachèrent à leur souverain la reconnaissance des droits du pays : cette conquête qu'ils firent fut utile au peuple entier... Ces barons de fer, et je puis les nommer ainsi, en les comparant à nos barons de soie, étaient les gardiens des droits de tons, et cependant ils ne furent jamais engagés dans une
question de l'importance de celle-ci Une brèche a été
faite dans la constitution; les portes sont forcées, la place est ouverte au premier assaillant, la constitution n'est plus ttnable. Qu'avons-nous à faire, si ce n'est de nous tenir fermes sur la brèche pour la réparer ou pour périr ! »
L'amendement proposé par lord Chatam fut rejeté, mais lord Rockingham annonça une résolution pour le lendemain, et les ministres obtinrent un ajournement. On vit se renouveler dans l'autre chambre, l'exemple donné par lord Camden dans celle des pairs, et un membre du cabinet, le commandant en chef de l'armée, lord Granby, se rallier à une motion contraire à . .
J' De»liluhon
la politique ministérielle : il offrit ensuite sa démission ; du lord Camden attendit la sienne qui lui fut demandée, '"camJe"!" et son successeur fut Charles Yorke, ami de Rockingham, et qui, dans une heure fatale, déserta son parti et accepta le grand sceau : trois jours plus tard, il n'existait «««ède. plus. Incapable de supporter la muette indignation de ses amis ou leurs poignants reproches, Charles Yorke sa mon. porta sur lui-même une main homicide et mourut 1 : 1770
I. Voyez a ce sujet une dissertation intéressante par tord Campbell, Vie des ckanrdurt d'Anglttcrn. t. V,e. 41.