‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 92 sur 145 · Wilkes and liber I y for ever · texte numérisé non relu

Wilkes and liber I y for ever

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multitude exaspérée l'enleva à son escorte et le porta en souièi triomphe. Wilkes se déroba à cette ovation périlleuse et a^u'ci*. se rendit lui-même à la prison du banc du roi. La cité se souleva de nouveau, menaçant de briser les portes de la chambre et d'y installer de vive force son idole. Des régiments furent appelés : ils étaient Ecossais et cette circonstance redoubla la fureur populaire : une collision sanglante eut lieu à Saint-Georges Field où la troupe lit usage de ses armes. Ce combat meurtrier fut flétri, comme il était à prévoir, du nom de massacre par la populace et, pendant quinze jours, il n'y eut, dans la cité, que tumulte et confusion. Le lord maire Harlcy, heureux concurrent de Wilkes aux dernières élections de Londres, courut les plus graves dangers ; les gardes à pied protégèrent sa résidence de Mansion House. C'est au mi- „

Condamuaiiun

lieu de ces scènes violentes que la cour du banc du roi, |>ar .le wilkes l'organe de son président, lord Mansfleld, rendit une sen- uP"ur tence contre Wilkes. Il fut relevé de son incapacité illégale (outlawry), mais condamné à deux années de prison et à deux amendes de cinq cents livres, l'une pour le numéro quarante-cinq du Norlh Briton, l'autre pour son poème immoral.

Les nouvelles du dehors n'étaient pas plus satisfaisantes : la France, sous le ministère du duc de Choiscul, se montrait disposée à venger les défaites subies dans la dernière guerre et semblait adopter une politique envahissante : elle s'était emparée, sur un frivole prétexte, du comtat d'Avignon appartenant au Saint-Siège, et avait récemment acquis des Génois l'île de Corse que le courage de Paoli ne put ravir à ses armes. Cette conquête de la Corse, qui avait suivi de près la réunion de la Lor-

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banc du mi.

Fine ut es Bottan.

Attocialtaii MiérictiM.

raine à la France souleva dans le parlement d'Angleterre une violente tempête contre les ministres accusés à ce sujet de trahison et de lâcheté : mais la situation de leurs colonies transatlantiques donnait aux Anglais de plus sérieux motifs de mécontentement, et d'alarme.

Les nouveaux droits établis sur diverses denrées avaient causé en Amérique une irritation profonde qui s'était manifestée surtout dans le Massachussett. Les agents du fisc ayant saisi ef confisqué à Boston, le brick américain la Liberté, chargé de marchandises de contrebande, la populace pilla la douane, assaillit la maison des commissaires et força ceux-ci à se réfugier dans la citadelle. Ces actes violents demeurèrent impunis, le grand jury de la province s étant refusé à les déférer aux tribunaux. Une association se forma dans la ville pour rejeter toutes les denrées anglaises, et l'assemblée coloniale vola des adresses aux autres colonies pour les inviter à y entrer. Le gouverneur Francis Bernard voulut faire révoquer ce vote, il ne put l'obtenir et prononça la dissolution de l'assemblée. Bientôt après le bruit se répandit que des ordres étaient arrivés d'Angleterre à Halifax au général Gage, commandant les forces britanniques dans les colonies du nord, et que des troupes anglaises étaient dirigées sur Boston. Cette nouvelle exaspéra les esprits : un comité se réunit et invita, sous des prétextes simulés a, les citoyens à s'armer : le gouverneur refusa, dans ces graves circonstances, d'autoriser

1. La Lorraine fui réunie a la France en 1766, apret la un«rt dt SUnuIaa L<ciimki, betu-perc de Loin- XV.

2. Ce comité prfteila la oecetHlé de »e ni^partr pour |>TCBlualilé d' guerre proclieiue entre l'Aiigletcire el la Fiance.

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