‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 11 sur 224 · V KE 111. CHAPITRE I · texte numérisé non relu

V KE 111. CHAPITRE I

inférieurs en nombre; mais Jean, pour son malheur, se souvenant que le désastre de Crécy avait élé causé par l’impatience de la cavalerie française, se mit à crier :

« A pied, à pied!» Lui-même descendit de cheval et se mit en avant des siens, une hache de guerre à 1a main. La mêlée fut rude et sanglante, mais les chevaliers français étaient inhabiles à lutter à pied contre les cavaliers et les archers ennemis; ils combattirent jusqu'à ce qu’ils fussent tous pris ou tués. Là périt l’élite de la chevalerie; le roi resta presque seul, tête nue, blessé, intrépide, frappant bravement de la hache, avec son plus jeune fils qui parait les coups des ennemis; il fallut se rendre. Le prince Noir, à peine âgé de v ingl-six ans, se montra, comme à Crécy, digne de sa fortune; il entoura de respects le roi vaincu. « Jamais, dit Froissard, il ne voulut s’asseoir à la table du roi, malgré les prières que le roi lui sut faire. Ainsi disait toujours qu’il n’était encore suffisant, qu’il appartinst de lui seoir à la table d’un si hault prince et de si vaillant homme, tel que la journée l’avait montré1. »

Troitiémc Le vainqueur conclut une trêve de deux ans avec trtre. ie dauphin de France, nommé régent du royaume, (1357-1359) puis il conduisit son prisonnier en Angleterre; leur entrée dans Londres fut signalée par une pompe et une magniticence inouïes, qui, déployées en apparence jHJur honorer le monarque français, rendaient plus éclatant encore le triomphe du prince de Galles. Jean, monté sur un coursier magnifique, traversa les rues décorées de tapisseries et garnies de deux rangs

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