‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 130 sur 224 · Fox · texte numérisé non relu

Fox

3. La ebute def abbés mi très, dil \l. Ilallam. changea la propoitiun d s délit ordres qui composaient la cliainloe haute du patientent. Quoique le nombre des abbés et dea prieurs convoqués variât beaucoup dans les divers parlements, toutefois, en comptant avec eux les vingt-un évêques, ils remportaient beaurntip en nombre sur les pairs tcmponl-, (Iliti. rnvstil , c. il.)

HENRI VIII

exposant et définissant l’étendue naturelle de l’autorité du monarque. Lite lui reconnaissait le pouvoir de punir les transgresseurs de ses édits, et la fuite hors du royaume, pour échapper au châtiment, était assimilée au crime de trahison '. U était dit enfin que les proclamations du roi auraient force de lois perpétuelles. Le parlement, effrayé lui-même de la portée de ce décret, tenta de la restreindre en stipulant pour la vie, les biens et la liberté des sujets qu’il mettait sous la protection des lois établies, si ce n’est dans le cas d’hérésie. Mais son statut, violateur de toutes les garanties légales, était lui-même une loi ; toutes les réserves étaient vaines et dérisoires auprès de l’arme terrible qu’il mettait dans les mains du prince, et Henri VIII fut ainsi autorisé par la législation à ne reconnaître aucune borne à son autorité s.

Il avait trouvé dans Thomas Cromwell, pour toutes ses entreprises et pour ses attentats^ l’assistance du plus souple instrument, et il s’était plu à entasser sur lui les charges et les honneurs; il l’avait fait successivement chancelier de l’échiquier, chevalier, conseiller privé, chef de justice, lord du sceau privé, baron Cromwell d’Okham, vicaire général et son vice-gérant à la tète de l’Eglise; il venait enfin de lui donner le premier rang parmi les pairs après les princes du sang royal et cependant, lorsque sa faveur semblait la mieux établie, Cromwell touchait à sa perle. Son crédit, dans une cir-

Page 1