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meilleurs que lui par un bill < ïatlaiuder, émané des Worl pairs et sanctionné par les communes; mais l’exécution de Bonn vin. (]e ja sentence, fixée au lendemain 21 janvier, fut sus- (is»7) pendue par la mort du roi qui expira dans la nuit.
Henri VIH avait régné trente-cinq ans; jamais le des-
Cousidéra-
lions potisme ne s'est produit sous des formes plus détestable» >ur ton rtyie ^ae gous son règne et rien ne [trouve davantage l’abaissement où les guerres civiles du siècle précédent avaient réduit l’Angleterre , en moissonnant les familles le» plus illustres. Des auteurs non catholiques, d’une répu- . talion méritée, ont considéré ce prince comme le fondateur du protestantisme en Angleterre et sc sont montrés, par reconnaissance, fort indulgents pour sa mémoire; ils ont en cela partagé le préjugé populaire, et leur erreur est grande. Loin d'avoir établi dans son royaume les doctrines de la réformation, il s’en montra un des ennemis les plus acharnés et l'on a trop confondu le protestantisme avec un simple acte de séparation de l'Eglise romaine. Henri VIII se considéra jusqu’à la fin et surtout j>ar le terrible statut des six
articles, comme le défenseur de la foi catholique, et le «
seul changement notable qu’il prétendit introduire dan» la doctrine religieuse, fut la substitution de son pouvoir à celui de l'évéquc de Rome, usurpant ainsi violemment, sur les âmes de ses sujets, la puissance arbitraire qu’il exerçait sur leurs personnes et sur leurs biens. En agissant ainsi, en séparant l'Eglise établie de son chef, il porta sans aucun doute une atteinte mortelle au catholicisme dans son royaume; mais l’incendie qui détruit un bâtiment ancien et vénérable, ne fonde point le nouvel édifice auquel ses ravages ont fait place :
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Henri VIII, semblable à ce fléau destructeur, ouvrit en Angleterre, par ses violences, les voies au protestantisme, mais le résultat fut contraire à scs prévisions comme à scs vœux. Ce prince enfin, est la cause accidentelle et involontaire de la grande révolution religieuse consommée sous son fils Edouard et sous sa fille Elisabeth, et n’en fut pas l’auteur.
La facilité singulière avec laquelle le clergé catholique presque tout entier admit sa suprématie en matière ecclésiastique, à l’exclusion du pape, n’a de comparable dans l'histoire que l’inconcevable docilité des lords et des communes devant ses sanguinaires caprices, et pourtant, des écrivains justement admirés et qui, en toute autre circonstance, ont fait preuve d’un sens juste et profond, ont vu sous Henri VIII un signe de la force et du progrès du régime parlementaire dans l’assentiment requis et obtenu du parlement pour les actes les plus abominables : Le peuple, dit l’un d’eux, fut ainsi accoutumé à l’idée de l’autorité sans bornes de ceux qui donnaient au roi le pouvoir de les commettre'. Il serait tout aussi vrai de reconnaître que l’autorité du sénat romain était en progrès sous Tibère, parce que l’empereur sollicitait son concours pour ses crimes. Le règne de Henri VIII, loin d'affermir le régime parlementaire, compromit au contraire son existence, en faisant voir que les mêmes institutions qui peuvent assurer l’indépendance et la prospérité d’un peuple, deviennent des instruments de la plus dure tyrannie lorsque l’esprit public, vivifié par les tra-