‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 152 sur 224 · Mént. ileCasIflniti · texte numérisé non relu

Mént. ileCasIflniti

différents compétiteurs au trône, il invita le parlement à autoriser Marie par une loi à disposer de la couronne et à nommer son successeur. Le parlement ratifia l’acte de mariage, mais, malgré la brigue de l’em- . pereur, il rejeta la loi qui lui était demandée et fut

dissous. Philippe enfin aborda à Soutbampton, escorté d’une Hotte formidable et de quatre mille hommes de troupes choisies, avec un splendide cortège de seigneurs de Bourgogne et de grands d’Espagne. 11 avait alors vingt-huit ans, Marie trente-neuf, ils furent unis et tous Ms.ic Tudur deux portèrent sur le trône une haine égale pour les in-

épouse , , ,

Pbiii|>poii. novations religieuses et Tardent désir derélablir dans son (iss i; intégrité l’ancien culte. Un nouveau parlement avait été convoqué dans ce but et se montra docile. Un de ses premiers actes fut la réhabilitation du cardinal l’oie, injustement flétri et condamné sous Henri VIII, nommé maintenant légat du saint -siège en Angleterre et chargé par le pape de réconcilier le royaume avec Borne. Un grand obstacle se présentait dans l’aliénation des biens d’Eglisc et il fallait éviter d’armer contre ce projet île réunion leurs nouveaux possesseurs. Le pape donna pouvoir, «à cet clFet, au cardinal, en l’autorisant à affranchir ceux-ci de toutes les inquiétudes que |K)iirraient leur causer, sur un point si grave, les décrets ou canons des conciles. Tout empêchement fut alors écarté à la réconciliation formelle de l'Angleterre avec l’Eglise catholique.

Le roi et la reine s’étant assis au milieu de tout l’appareil de la royauté, le légat, prince du sang et de l’Eglise, prit son siège à côté d’eux et à quelque distance. Une humble supplique des lords spirituels

et temporels et des députés des communes, assemblés en parlement, fut alors présentée à leurs majestés, priant le roi et la reine, qui s’étaient conservés purs de l’hérésie, d’intervenir près du cardinal légat du saint-siège apostolique pour qu’ils fussent admis de nouveau dans le giron de l'Eglise; ils s’engagaient à prouver la sincérité de leur repentir, en rapportant toutes les lois qu’ils avaient rendues contre la religion catholique et le sainl-siége au temps de leur aveuglement. Philippe et Marie ayant intercédé pour eux, le légat déclara le parlement et le royaume absous de tout schisme et de toute hérésie, ainsi que des peines et jugements encourus pour cette cause. Des actions de grâces furent rendues à Dieu dans un Te Deum solennel, pour ce 'grand événement que le pape célébra à Home comme la seconde conversion de l’Angleterre au christianisme.

Tout jusqu’alors avait réussi à la reine, elle se crut assez affermie pour s’abandonner en liberté à ses penchants, et l’on vit succéder aux fêles de la réunion avec le saint-siège les apprêts d’une cruelle persécution contre ceux qui demeurèrent attachés au culte aboli. Le vénérable cardinal Pôle n’éleva pas la voix, comme on l’a cru, en leur faveur, mais il eût volontiers modéré cette réaction sanguinaire que le chancelier Gardiner conseilla et dont l’évêque Donner , d’exécrable mémoire, fut le plus barbare instrument. Les premiers qui souffrirent la mort furent Koger , chanoine de Saint-Paul, brûlé à Smitbiield, et llooper, évêque de Glocesler, dont le bûcher fut allumé dans sa ville épiscopale. On essaya en vain de l’ébranler en lui offrant

Kéconcilialton

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l'Angleterre •voc le seint-siége.

Persécution

religieuse.

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