‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 164 sur 224 · I.IVHE II . ( IIAI'ITIIE III · texte numérisé non relu

I.IVHE II . ( IIAI'ITIIE III

combattre, à l’aspect de l’armée des lords. Bothwell alors, désespérant de vaincre , se sépara de la reine Mario siuiri et s’enfuit rapidement jusqu’à Dunbar. Marie Stuart imsonmfre (0m|>a au pouvoir des lords, et avant imprudemment Ewiiirneii. éclaté contre eux en menaces, ils la retinrent prisonnière et renfermèrent au château de Lochleven, appartenant au comte de Douglas, frère utérin du comte de Murray : elle y demeura sous la garde de leur mère, lady Marguerite Erskine, sa mortelle ennemie.

Des papiers importants et très-compromettants pour Bothwell et Marie Stuart tombèrent eu ce moment dans les mains des seigneurs confédérés. Deux complices du meurtre de Darnley furent saisis et racontèrent les circonstances de l'attentat : l’ordre fut aussitôt donné de saisir Bothwell à Dunbar et de le conduire à Edimbourg pour y être puni comme assassin du roi. Bothwell poursuivi chercha un refuge dans les Orcades et les Shetland, de là gagnant la mer du Nord , il fut jeté par la tempête sur la côte de Norvège, arrêté comme pirate et enfermé dans la forteresse de Mulmoë où il mourut après une captivité de neuf années.

L’union la plus étroite s’était établie en Ecosse entre les chefs de la noblesse et les chefs de l’Eglise. Knox lit retentir la chaire des plus terribles accusations contre Marie Stuart : ses collègues et lui invoquaient déjà les doctrines égalitaires pour refuser aux souverains le privilège de l’impunité et cherchaient dans l’Ancien Testament des exemples de dépositions des rois, tandis que d’autre part, dans les écrits de quelques

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hardis publicistes, la révolte des sujets était érigée en droit, et le pouvoir royal abandonné à la volonté publique. Les lords furent moins violents et se montrèrent plus respectueux pour la royauté : Marie cependant ayant déclaré qu’elle renoncerait plutôt au trône qu’à lîothwel, ils la forcèrent, sous peine d’être traduite en jugement, à déclarer par écrit qu’elle abdiquait en faveur de son lils et conférait la régence au comte de Murray son frère. Les lords confédérés procédèrent immédiatement au couronnement du jeune prince qui fut reconnu roi sous le nom de Jacques VI. La puissante famille des Hamilton, leurs clients et vassaux, n’assistèrent point à cette cérémonie et se plaignirent qu’on eût fait violence à la reine ; mais nul n’en témoigna plus de courroux que la reine Elisabeth qui vit dans l’emprisonnement et la déposition de Marie Stuart une grave atteinte portée à l’inviolable majesté des rois. La colère d’Elisabelh s’exhala en menaces dont ne s’émurent en Ecosse ni les lords du conseil, ni le régent, et Murray répondit lièrcmcnt à l’ambassadeur d’Angleterre , Throckmorton , qu’il approuvait tous les actes des seigneurs confédérés, qu’investi de la régence par la reine sa sœur et par eux, il était décidé à maintenir leur œuvre : «Je réduirai tout le monde, dit-il, à l’obéissance au nom du roi, ou j’y perdrai la vie. » Murray tint parole et prenant pour modèle les anciens chefs qui avaient conduit le peuple d’Israël il se saisit des plus forts du royaume et rendit toulu résistance inutile.

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