ELIS A BE I II
La politique rigoureuse d'Elisabeth à l’égard des dissidents fut soiilenue, dans les premières années de son règne, par le primat Parker, homme austère et inflexible. Son successeur Grindal partageait quelquesunes de leurs opinions; il répugnait à leur appliquer les peines portées par des lois rigides , et désobéit même sur ce point aux ordres d'Elisabeth qui le fit interdire par la chambre étoilée, et emprisonner dans sa propre maison. Après sa mort, elle nomma au siège de Cantorbéry Witgift que plusieurs écrits véhéments contre les non conformistes avaient signalé à son choix. 11 répondit à son attente, et voyant la haute cour ecclésiastique sans force et sans autorité suffisante, il détermina Elisabeth à en créer une autre plus arbitraire qu’aucune des précédentes et à lui donner des pouvoirs illimités '. En conséquence, quarante- Clllir quatre commissaires, dont douze étaient ecclésiastiques, Je •» .l,,y,c
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furent établis en tribunal permanent qui eut le royaume twi<si«»iiquc. pour ressort. Ils avaient le droit de poursuivre, partout (nsij et de toute manière, les crimes, les hérésies et les schismes, et de punir toutes les infractions à l’uniformité du culte; ils étaient autorisés à faire des recherches non -seulement par les voies légales, mais aussi par le moyen des emprisonnements prolongés et de la torture. Tout suspect amené devant eux devait prêter, s’il en était requis, le serment appelé ex officio, par lequel il était tenu de répondre à toute question, dûtil s’accuser lui-même ou dénoncer scs amis et ses proches2. Cette cour était également juge des infrac-
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