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Nouveaux secours donnés a
Henri IV.
ses habiles tlalteries autant que |>ar ses talents persounels s’assurer une large part de la faveur royale. Essex cependant l'emportait encore sur eux tous dans le cœur de sa souveraine; elle lui rendit bientôt toutes ses bonnes grâces, et il usa de son crédit en faveur du roi de France Henri IV qui, pressé par les Espagnols en Normandie et en Bretagne, sollicitait de nouveau l’assistance d'Elisabeth.
Ce prince n'avait obtenu d’elle jusqu’alors que de fai blés secours. La reine, fidèle à ses habitudes parcimonieuses, flottait toujours irrésolue entre le désir de soutenir la cause protestante sur le continent et la crainte de mécontenter son peuple, par de trop fréquentes demandes de subsides, et de se mettre ainsi elle-même dans une trop étroite dépendance de ses parlements. Mais, lorsqu'elle vil une année espagnole maîtresse en l>arlie des côtes de France opposées à l’Angleterre, et où leur présence prolongée serait pour elle une perpétuelle menace, elle prêta l’oreille aux envoyés du roi et signa avec eux un traité à Greenwich par lequel Henri IV obtint l’assurance de nouveaux secours. L'effet suivit les promesses : deux corps de troupes anglaises furent envoyés, l’un, de trois mille hommes en Bretagne, sous sir John Norris, l’autre de quatre mille, sous les ordres du comte d’Essex, en Normandie. Ce renfort permit au roi de France d’assiéger Houen ; mais le duc de Parme, cette fois encore, ruina ses espérances : il accourut par une marche savante au secours de la
r|u il soumit ni feignant une admiration extravagante pour la beauté HKmabctb ijeji fort avancée en âge.
place et lit lever le siège. Essex fut alors rappelé en Angleterre, mais les troupes anglaises demeurèrent en France où quelques envois successifs d’honunes et d'argent les maintinrent au complet, secours assez efficace pour aider Henri IV à soutenir la lutte, mais insuffisant pour la terminer.
Les soins de la politique étrangère notaient rien à la vigilance rigoureuse et vindicative qu’apportait Elisabeth dans la conduite de son gouvernement intérieur, et la destruction de l’Armada espagnole fut accompagnée et suivie, dans le royaume, d’un redoublement de persécution religieuse. Quinze personnes, prêtres et laïques, furent condamnées à mort pour avoir pratiqué leur culte p.r^uli„ni et subirent l’affreux supplice des traîtres. L’n seigneur d’illustre naissance, lord Arundel *, languissait depuis coMpimini. longtemps dans les fers : il fut condamné à mort comme coupable d’avoir formé des vœux pour le succès de l’Armada, mais l’exécution de la sentence fut différée et il mourut en prison. Jamais les tribunaux d’Elisabeth ne se montrèrent plus impitoyables qu’a celle époque, et dans les quatorze dernières années de ce règne, dit l’historien Lingard, soixante ecclésiastiques et quarante-sept laïques, subirent la peine capitale pour divers délits religieux, reconnus et qualifiés crimes d’État. A celte persécution sanglante il s’en joignit une autre plus étendue, qui soumettait aux châtiments les plus vexatoires et frap pait d’amendes énormes et d'ignominieux châtiments les catholiques considérés comme réfractaires. Toutes ces rigueurs, loin d’étouffer les complots, eurent pour résul-