Bircli, Mémoire» du ligne d' filistbelh, I. I, C
2. C'est l'iutéi estant sujet tiaiié par Waller-Scott -Lus sun lumaii «Je Kénilworlb.
3. Il était originaire tle la ville d’Kvtcux, in Normandie. Vovot sur lui une mile itilérosanle laits le VI* volume de Kapitt de Tlioiras, p. <17 2.
six vaisseaux. On s’associa dans ce but : une sous cription s’ouvrit cl, au premier rang des souscripteurs, on vit les deux hommes le plus en réputation [tour le commandement des années de terre et de mer, sir John Norris et sir Francis Drake : ils étaient les chefs désignés de l'expédition nouvelle : elle eut pour objet d’enlever le Portugal à Philippe 11 qui, après la mort du dernier roi, le cardinal Henri, avait mis une main violente sur ce royaume et l’avait joint à ses vastes états. Entre les nombreux prétendants à cette couronne, un seul, don Antonio, prieur de Crato, descendant illégitime des anciens souverains du pays, osa la lui disputer : vaincu par ses armes, don Autonio avait cherché un refuge en Angle terre : c’était lui qu’il s’agissait de rétablir sur le trône de sa maison, et l’expédition, réunie dans ce but à Plymouth, comptait deux cents voiles et vingt-un mille soldats.
De nouveaux préparatifs d’attaque contre l’Angleterre se faisaient alors par ordre de Philippe sur la côte d'Espagne à la Corogne : Francis Drake, au lieu de faire voile directement pour le Portugal, résolut de détruire d’abord ce nouvel armement : il dirigea l’expédition anglaise sur la Corogne et força l’entrée du port où il brûla quatre vaisseaux dont l’un portail Riccaldo, vice-amiral d’Espagne. Les Anglais prirent terre, assiégèrent la place, et s’emparèrent de la ville basse, mais ils échôuèrent contre la défense de la ville haute et après avoir dis- |>ersé et en partie détruit un corps de cinq mille Espagnols dans la plaine, ils remontèrent sur leurs vaisseaux, tirent voile vers le Portugal et abordèrent à kl Péniche. petit port à environ douze lieues de Lisbonne. Lu
ELISABETH
ils rencontrèrent le comte d’Essex qui, retenu |>ar Elisaltctli mais entra i né par son ardeur martiale, avait bravé la défense de sa souveraine et s était secrètement échappé de Londres et du royaume pour rejoindre l’exjiédition.
Il marcha à leur tète sur Lisbonne : mais Philippe informé du péril, avait eu le temps de mettre la place en étal de défense et y avait jeté une nombreuse garnison.
Les habitants furent contenus par elle dans la crainte et dans l’obéissance : ils ne se soulevèrent point pour leur roi national, et les assiégeanls déjà maîtres des faubourgs, mais livrés à leurs seules forces, ne purent pénétrer plus avant. Les munitions comme les vivres leur firent défaut : les maladies joignirent leurs ravages à ceux des fatigues cl de la disette; il fallut reprendre la mer et abandonner l’entreprise, dont l’Angleterre ne retira aucun fruit. I,a moitié de l’armée et des équipages avait péri, et, de onze cents gentilshommes de nom qui s’étaient embarqués, trois cent cinquante seulement revirent leur patrie '.
Essex au retour trouva son crédit ébranlé ; il avait à „ . ,
Cabales
la cour de nombreux ennemis, au premier rang desquels v
a l.i cour
était le grand trésorier Burleigh et son (ils Robert Cecil, com™ Eu», jaloux l’un et l’autre, dit Bacon, de quiconque, par son mérite, pouvait balancer leur faveur. Avec eux étaient ligués contre lui sir Charles Blounte, lord Cobham et le célèbre Walter Raleigh, brillant aventurier, doué des dons et des talents les plus divers, bon écrivain, grand homme de cour, adroit courtisan -, et qui avait su par
I Buch, ut tupra , t. l", p. 61 .
2. Ralcîgh jeta un jour un riche manteau devant la reine *ur un lerrat*i fangcui pour qu'il lui tint lieu de tapi» ; ce fui le commencement de «a fotlunr.
LIVKE IV. CIIAI’ITKK III.