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qucs eurent également à se plaindre des violents procédés dos Anglais : ceux-ci saisirent soixante de leurs luiliments a l’entrée du Tage et les confisquèrent en alléguant, pour motif ou pour prétexte de ces violences, qu’ils étaient chargés de contrebande de guerre pour l’Espagne
Entraînés surtout par l’esprit d’aventures et par le désir de découvrir de nouveaux pays abondants en métaux précieux, de hardis navigateurs explorèrent les côtes de l’Amérique septentrionale et quelques essais furent r.iioimjiion. tentés pour fonder des colonies dans ces parages. Sir Humphry Gilbert voulut en établir une à Terre-Neuve, séduit par les grands avantages qu’offre cette île pour la pèche : sir Walter Haleigh tenta d’en fonder une autre à la Virginie : mais ces premiers essais avortèrent, et, soit dans la colonisation de l’Amérique du nord, soit dans la fondation d'un empire aux Indes, l’Angleterre fut devancée par la France.
ji.riiir l-a ,,,ar'ne militaire, quoique considérablement augmentée sous Elisabeth, fit ce|>endant moins de progrès que ne l’aurait fait supposer l'immense développement donné au commerce extérieur : elle ne consistait encore qn’en une quarantaine de bâtiments dont quatre seulement étaient armés de plus de quarante canons. Deux de ces navires étaient de mille tonneaux et plus de la moitié n’en jaugeaient pas cinq cents. Un contemporain nous apprend que toute l’artillerie appartenant à la flotte de guerre n'excédait pas sept cent soixante-quatorze bou-
I. Klistlf.tli preiendit atiffti que if* villes luuséalique» avaient sol 1 1 - «iw* de l'empereur un édit pour fermer l'empire jj «rtuaitiquo nui produit* inglaii,
ELISABETH
elles à feu un demeure confondu lorsqu’on sait que l’Angleterre atteignait alors au premier rang entre les puissances maritimes, et si l’on songe en outre qu’elle parvint à substituer sa domination à celle du pavillon espagnol, on comprendra quelle dut être sous ce règne l'émulation générale pour les entreprises maritimes, l'impulsion communiquée, pour cet objet, à la nation tout entière, l'étendue enfin des sacrifices que s’imposèrent les particuliers pour mettre leur gouvernement en état d'accomplir de si grandes choses.
Los forces de terre régulières étaient beaucoup moins considérables encore que celles de mer. C’était la milice des villes, des bourgs et des campagnes, commandée par les lords lieutenants des comtés, qui faisait la principale défense du royaume. On n’y comptait comme troupes régulières que les gardes de la reine et quelques faibles corps soldés. Les historiens ne tombent d’accord ni sur le nombre des hommes considérés à cette époque comme en état de |>orter les armes, ni sur le chiffre total de la population : les moyens manquaient pour en obtenir un recensement exact plusieurs fois ordonné, et il est probable qu’en évaluant à trois millions le nombre des habitants de l’Angleterre sous Elisabeth, on demeure beaucoup plus au-dessus qu’au-dessous du chiffre total de la population anglaise durant ce règne J.
Le luxe favorisé par les progrès du commerce étranger et par ceux des manufactures à l’intérieur, par
Force* rie lcrre.
Milice.
Copulation
générale