‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 200 sur 224 · Hume · texte numérisé non relu

Hume

3. haut un turicux ou u âge cite par Hume cl intitule '.uu;l examen d

.Nous axons vu le commerce extérieur prendre à cette époque, avec l’esprit des voyages et îles découvertes, un essor prodigieux, et c’est de la fin du règne d'Elisabeth, Créaiinn q,|C date la fondation de la célèbre compagnie des Indes-

la compagnie Orientales, et les premières lettres-patentes qui la constiiiitiM-Onôiiiaif. tuèrent furent signées par la reine en l’année 1 000. La i6oo) compagnie équipa quatre vaisseaux dont le commande- . ment fut donné à James Lancaster, et qui revinrent des oîrrTfur' *n,*es avec ,l,,e riche cargaison. Les négociants anglais étendirent aussi alors leurs relations avec les peuples les plus reculés de l’Europe, avec les Moscovites 1 et les Turcs, et ils pénétrèrent par la mer Caspienne jusque dans la Perse, oii ils importèrent leurs marchandises. Us répandaient aussi sur tout le continent européen leurs produits manufacturés et montraient déjà, dans leurs relations commerciales avec les étrangers, celte jalousie, cette avidité, ce mépiis du droit d’autrui qui ont sans doute contribué à établir leur domination sur les mers, mais qui ont aussi provoqué en tout temps les plaintes unanimes et les justes ressentiments des nations européennes. Ce trait du caractère national se laissait voir surtout par le refus de toute réciprocité de bons procédés dans les rapports internationaux. C’est ainsi

quelque» plaintes ordinaire s à nos rompait iolet, il est dit qu'au commencement du régné d'Elisabeth on pouvait acheter pour quatre pences (quarante centimes! une oie grasse ou uu cochon tic luit, un jeune poulet pour un penny (10 centime*), et une poule pour deux pence*. Ce prix, dit l’oiütcur, avait, trente ans plus lard » enchéri d'un tiers. I.a journée de travail tue pavait alors huit peine* (quatre-vingts centimes).

I. La reine Elisabeth obtint du cur lla»ilides des Icttrcs-palcules qui accot liaient aux Anglais le privilège exclusif de tout le commerce avec la Moscovie (Cannlen).

ELISABETH

q u 'Elisabeth, dans le traité de Blois quelle signa en 1572 avec Charles IX, tit insérer une série de clauses aussi favorables aux intérêts de sa nation qu’elles étaient contraires à ceux de la France '. L’Angleterre prétendait au mono|H>k' du commerce d'expédition et de transport, et l’on \it même sur cet article l’amirauté anglaise désobéir impunément aux ordres formels de la plus impérieuse des reines 2. Les Anglais melLuent obstacle aussi par tous les moyens à l’introduction des marchandises françaises dans leurs ports, tandis qu’ils imposaient en quelque sorte les leurs à la France. Ils profitèrent des troubles civils du continent pour s’arroger sur les bâtiments des autres nations un odieux droit de visite qui donnait toute facilité à leurs marins et à leurs nombreux corsaires pour ruiner et anéantir le commerce étranger. Ils rencontrèrent, dans Henri IV, une vive opposition à leurs exigences; mais l'assistance d'Elisabeth était nécessaire à ce prince et quoiqu’il eût obtenu d’elle de formelle» promesses pour supprimer de semblables abus, il ne put la contraindre à les exécuter 3. Les villes hanséati-

1 . I.rs Anglais, entre au'rcs avantages, obtinrent par ce traité le droit d'é-

tablir dan» plusieurs villes de France, a leur choix, des comptoirs cl des institutions Tort semblables a ce qu’on a nommé plus lard des chambres de commerce cl des consulats les marchand» français n'obtinrent aucune de

ce» protections : aussi furent-ils promptement chassés de toutes les villes d’Angleterre par les mauvais traitements, par le déni de toute justice dans leurs contestations avec les marchands et les habitant», par le sut haussement arbitraire du tarif et les exactions des agents du fisc, par l'obligation enfin qu’on leur imposa de transborder le chargement de leurs navires sur des bâtiments anglais, pour que ce chargement pùt entrer dans les ports d'Angleterre. (Poirson, llisl. du régne d'Henri IV , t. il. p. 1 12.)

2. Lettres missives de Henri IV, t. V, p. 738. — Instruction donnée par Villeroy a M. Beaumont.

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