Henlzncr, ut tuprà
3. Ils furent offerts à In reine en Tannée 1600 et devinrent bientôt une partie essentielle do la toilette des dames.
4. Selon Anderson, Etal actuel de i Angleterre, p. 421, l’usage des carrosses aurait ét* introduit dans le royaume par le comte d'Arundel. Il le fut, dit le poêle Taylor, par un Hollandais, William Boovcn, cocher d'Elisabeth. 4în ce temps-là, dit-il, un carrosse était un monstre étrange dont la vue frappait de surprise hommes et chevaux. (OEuvres, p, 240 )
ELISABETH
enfin en l’année 1586, importa, d’Amérique en Angle terre, le tabac, qui fut reçu alors comme une étrange nouveauté et que nous voyons aujourd’hui au nombre des ressources de plusieurs états, non sans préjudice pour l'clégance des mœurs et peut-être aussi pour l'intelligence des générations modernes
L'Angleterre ne présentait pas alors, comme la France ii peine échappée aux horreurs de la guerre civile, l’affligeant S|>eclacle d’une misère excessive et presque générale à côté du luxe insolent de quelques personnes enrichies par les malheurs publics 2 : on y voyait sans doute beaucoup de malheureux sans ressources assurées : le fléau du paupérisme y avait existé de tout temps, il s’était accru par la suppression des monastères 3, cl déjà sous Henri VIII et sous Edouard VI, des mesures législatives avaient été prises pour en combattre les progrès. Ces mesures établissaient dans chaque paroisse des collectes ou des taxes spéciales pour les pauvres. Ces taxes d’abord volontaires, furent, en 1572, dans la quatorzième année du règne d'Elisabeth, converties en contributions forcées dont la perception devint bientôt annuelle. Mais les pro grès de l’aisance générale se firent aussi sentir dans les classes laborieuses, et une multitude de familles gagnèrent par le travail le pain quelles n'obtenaient auparavant que