‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 25 sur 224 · II · texte numérisé non relu

II

Captivité

de

Richard II.

Son

abdication.

Avènement

de

Henri

de Lancasirc au trône d’Angleterre.

voulait qu'une révolution si complète fût au moins sanctionnée par l'apimrence du droit. 11 avait fait dresser contre Itichard, eu trente-trois articles, un acte d’accusation, et cet acte fut produit, par son ordre, devant les deux chambres. L’évêque de Carlisle fut le seul qui, dans ce moment suprême, prit la défense de son roi malheureux dans une assemblée dévouée tout entière à son rival, et Richard, déclaré coupable sur tous les points, fut solennellement déposé.

Le trône, en admettant qu’il eût été loyalement vacant, eût appartenu par la loi de l'hérédité, aux descendants de Lionel, troisième (ils d'Edouard III. Henri de Lancastre le revendiqua cependant pour lui-même : il se leva, et après s’être signé au front et sur la poitrine, il dit : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, moi, Henri de Lancastre, je réclame le royaume d’Angleterre et la couronne, avec toutes ses appartenances et dépendances, comme descendant en ligne directe par le sang du bon seigneur le roi Henri 111, et comme y ayant aussi droit, parce que Dieu, dans sa grâce, m’a envoyé pour le recouvrer, le dit royaume étant sur le point de tomber en ruine, faute d’être bien gouverné, et par suite de la violation des bonnes lois *. »

Il lit voir ensuite, et sans doute en confirmation de son droit, le sceau royal et l’anneau de Richard, et fut proclamé son successeur par les deux chambres2. L’arche-

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