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troupe accourut et les enveloppa : « Nous sommes trahis, dit le roi, en s'adressant à sa suite ; mais souvenez-vous i|ue Notre Seigneur fut aussi vendu et livré entre les mains de ses ennemis. » 11 ne résista point et fut conduit au château de Flinl, où Lancastre était attendu *.
Le lendemain, montant à la tour, il vit l’armée de son ennemi forte de quatre-vingt mille hommes et formée en grande partie des gens de Londres qui le haïssaient -, s»* dérouler sur la plage, en se dirigeant vers le château qu’elle environna, déployée en une courbe immense de la mer à la mer. A cette vue, il frémit, il pleura et maudit le traître Northumberland, à qui il s’était livré. 11 conféra ensuite quelque temps avec le primat Arundel et quelques autres lords, ses ennemis, qui avaient précédé le duc au château : Bolingbroke parut enlin lui-mème, et fléchit le genou devant le roi, qui se découvrit à son approche : « Beau cousin de Lancastre, lui dit Richard, vous êtes le bienvenu. — Sire, répondit le duc, je suis venu avant mon temps, et pour cette cause : votre peuple se plaint de ce que, depuis bientôt vingt-deux ans, vous le traitez avec rigueur : mais, s’il plaît à Dieu, je vous aiderai à le mieux gouverner. » 11 donna l’ordre du dé-