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gracieux pour elles, et leur lit cette grande concession i|u’aucun statut à l’avenir ne serait valable, s’il n’était revêtu de leur consentement. 11 leur permit aussi d’intervenir dans la politique extérieure en soumettant à leur examen et à leur approbation un traité conclu avec l’empereur Sigismond 1 2 et le traité de Troyes *.
Cette époque vit terminer le long scandale du grand schisme d’Occident : Grégoire XII puis Innocent VU avaient succédé en Italie à Boniface IX. L’anti-pape Benoît XIII (Pierre de Lune), successeur de Clément VI, vivait encore, lorsque les cardinaux des deux cours se réunirent d’un commun accord et convoquèrent en 1409, le concile de Pise, qui déposa Grégoire et Benoît, en proclamant Alexandre V. II y eut alors trois |mpcs au lieu de deux. Alexandre mourut et fut remplacé par Jean XXIII. Enfin l’empereur Sigismond convoqua, en 1414, le fameux concile de Constance, où assistèrent avec lui plusieurs princes de l’empire, vingt-sept ambassadeurs de souverains et un grand nombre de prélats et de docteurs. La supériorité des conciles sur les papes y fut établie par un décret formel. Jean XXIll, convaincu de crimes énormes, fut déposé; et le concile, en choisissant Martin V pour lui succéder, le considéra seul comme pape légitime. Grégoire XU avait abdiqué, l'opiniâtre Benoît XIII lutta jusqu’à la mort, retranché en Espagne dans la forteresse de Peniscola.
Le concile de Constance essaya de réparer le tort immense que le schisme avait fait à la religion callio-