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Seconde ('|wx|iio il« la guerre civile, de l'avènement il'Kdiuianl IV au rétablissement de Henri VI.
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La fortune avait prononcé, à la journée de Towton, en faveur de la maison d’York contre celle de Lancastre. Marguerite, cependant, ne se laissa jamais aliatlre l>ar l’adversité, et semblait même puiser un nouveau courage dans ses revers : elle demanda des secours à l’Ecosse et à la France, promettant à l'une Bcrwick et à l'autre Calais, si Henri, par leur assistance, recouvrait sa couronne. Après trois ans de sollicitations et d’efforts, elle réussit à ramener de France deux mille hommes, et fit avec cette faillie troupe et un corps de volontaires écossais, une dernière invasion en Angleterre, terminée, le 17 mai 1464, dans le Northumberland, par une nouvelle défaite des lancastriens à Hexltam. Le duc de Somerset, leur chef, eut la tète tranchée sur le champ de bataille, et vingt-cinq seigneurs qui servaient sous ses ordres furent exécutés à York. Marguerite se cacha dans des lieux sauvages inaccessibles. Elle ne trompa la poursuite des soldats ennemis que pour tomber au pouvoir de brigands qui la dépouillèrent sans la connaître. La reine leur échappa et s’enfuit, emportant son fils, dans la profondeur d’une forêt. Là , dit un chroniqueur contemporain, un autre brigand se présenta tout à coup devant elle; épuisée de fatigue et har-
Nouvelle
défaite
des
lancastriens fe Hcthani.
Henri VI est fait prisonnier.
die par le désespoir, elle s’avança vers cet homme tenant le jeune Edouard par la main : « Ami, lui dit-elle, je confie à ta loyauté le fils de ton roi. » Le brigand ne trahit pas cette confiance héroïque. Il cacha la reine et son fils ', et les conduisit au quartier des lancastricns , d’où clic s’embarqua pour la Flandre avec deux cents exilés : elle y trouva protection et asile à la cour de Bourgogne. L’infortuné Henri VI errait alors de retraite en retraite, il fut trahi par son hôte, sir James Harrington , dans le comté de Lancaslre, où il s’était réfugié, et fut vendu à son rival. Conduit à Londres et livré au comte de Warvvick, gouverneur de la ville pour Edouard, le malheureux roi fut mené ignominieusement par les rues, les jambes liées sous les flancs d’un cheval, et ensuite enfermé à la Tour.
Edouard, fidèle observateur des préceptes de Machiavel, fut sans pitié pour ses ennemis à l’heure de la victoire; il s’adoucit plus tard par calcul, et fil de la clémence un ressort politique. Vindicatif par nature, et dissolu autant que cruel, ses passions ne souffraient point d’obstacles. Il devint épris d’Elisabeth Gray, veuve d’un chevalier lancastricn, sir Thomas Gray, proscrit par lui et tué à Saint-Alban. Edouard conçut pour elle une violente passion en la voyant à ses pieds l’implorer pour qu’il relevât ses enfants de la sentence dont il Mariage avait frappé leur père. Il mit soudain tout en œuvre A f)0l,r séduire, et n’ayant pu la corrompre, il l'épousa
EH&abetb en secret. Elle était fille de Jacquette de Luxembourg, tirar. ,
duchesse douairière de Bedford, et de son second mari.