Coin mi no
EDO l'ARD IV.
La fin de ce règne déjà si sanglant fut encore assombrie par la tragique mort du duc de Clarencc , frère dn roi, et qui, après lui avoir arraché sa couronne, de concert avec Warwick, avait obtenu son pardon en l’aidant à la recouvrer. L’inimitié ayant promptement succédé entre les deux frères à leur réconciliation, Clarence fut accusé de trahison devant les pairs du royaume pour des causes frivoles , et aussi comme ayant participé à des pratiques de sorcellerie contre la vie d’Edouard. Il fut condamné à mort tout d’une voix, et les communes tinrent alors une conduite caractéristique de cette é|>oque effroyable, où les formes légales n’étaient observées dans l’exécution des forfaits que pour rendre celle-ci plus certaine en assurant l’impunité à leurs auteurs. Elles adressèrent une pétition à Edouard le suppliant d’exécuter la sentence rendue contre son frère et de le mettre à mort. Pour trouver un fait semblable dans l’histoire , il faut remonter jusqu'au sénat romain, sous Tibère. Edouard cependant craignit de soulever l’indignation populaire par une exécution publique : Clarence fut mis à mort secrètement, et le bruit se répandit qu'il avait été noyé dans un tonneau de malvoisie '.
Une courte guerre avec l’Ecosse , où régnait Jacques III, fut au nombre des derniers événements du règne d’Edouard IV, et n’eut d’autre résultat que la cession qui fut faite à l’Angleterre de l’importante place de Benvick. Edouard pressait toujours avec ardeur la conclusion du mariage de sa tille avec le dau-