‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 86 sur 224 · L’ANGLETERRE DU XIII* AU XV' SIÈCLE · texte numérisé non relu

L’ANGLETERRE DU XIII* AU XV' SIÈCLE

queur, mais grande du côté des yorkistes : les lords Ferrers, Norfolk, Ratcliffe et Blackenbury perdirent la vie avec leur roi.

Cette journée mit fin, pour cent cinquante ans, aux guerres civiles de l’Angleterre : elle fit passer la couronne de la maison de Plantagcnet dans celle du gallois Owen Tudor, et l’on vit le sceptre revenir, après un intervalle de dix siècles, aux mains d’un prince de la race bretonne et indigène.

Composition et attributions du parlement jusqu’à la Un du xv* siècle. — Commerce et Industrie. — Littérature. — Poètes, historiens.

L’objet le plus digne d’attention en Angleterre, dans les deux cent soixante-dix années écoulées depuis la promulgation de la grande charte sous le roi Jean, jusqu’à l'avénemenl des Tudors, est le parlement, ou la composition et les attributions des deux chambres qui, conjointement avec le roi, statuaient sur toutes les affaires dans le royaume. Nous avons vu que la chambre des lords était primitivement composée des tenants de baronnies convoqués par le roi. Les tenures en baronnie et la convocation royale étant également nécessaires pour faire un lord, la plupart de ceux à qui des possessions territoriales peu étendues ne donnaient qu’une très-médiocre importance ne furent pas convoqués et ne firent point |>artie du parlement : de là vint la distinction, dont il a

Composition

«In

parlement.

Chambre des lords.

Chambre

rie»

communes.

Election»

pour

1c» comtés.

déjà été parlé, entre les grands barons qui étaient membres de la chambre des lords et les petits barons qui n’y siégeaient pas.

Par suite de la descendance des tenures aux femmes, beaucoup de baronnies se fractionnèrent : il y eut des tenants en moitié, en quart, en dixième, etc., de baronnies 1 : ce morcellement accrut considérablement le nombre des petits barons : quelques-uns de ceux-ci reçurent dans la suite des lettres de convocation et tirent partie de rassemblée des lords; les autres se mêlèrent avec les eommoners, et s'ils siégèrent au parlement, ce fut dans la chambre des communes.

Les membres du haut clergé qui avaient leur siège au parlement, n’en étaient membres non plus qu’en vertu de leurs tenures en baronnie et de la convocation royale. Il y eut, dans la suite, et dès le temps des premiers Édouards, des barons par writ, sans tenures territoriales et qui siégeaient avec les lords en vertu d’un simple acte de la prérogative royale, et quelques autres exceptions à la règle furent également admises.

La chambre des communes demeura composée, depuis la quarante-neuvième année de Henri lit, des députés des comtés et de ceux des villes et des bourgs. Les historiens anglais diffèrent beaucoup d’opinion touchant le mode de nomination des premiers. Il n’est pas impossible, comme l’a remarqué le savant auteur de 17/tstoire constitutionnelle d'Angleterre, qu’ils aient été élus dans l’origine par tous les hommes libres, convoqués d’une manière générale par le shérilf et présents à

Page 1