‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 94 sur 224 · I. Macplierson, iftirf · texte numérisé non relu

I. Macplierson, iftirf

L’aNGLETERHE AU XIV' JiT Al XV* SIÈCLES. 247

Ce temps si agité, où le choc des armes semble avoir étouffé tout autre bruit, fut une époque de transition pour la langue écrite qui, en Angleterre jusqu’alors, comme dans les autres pays de l'Europe, avait été presque exclusivement la langue latine *. Deux |>oëtes éminents à divers titres , Jean Gower 3 et Geoffroy Cliaucer *, avaient fait usage de l’idiome anglais au xv* siècle, et leurs productions étaient devenues rapidement populaires. Le fameux hérésiarque Wycliffc employa également l’idiome national pour quelques-uns de scs traités religieux et aussi pour sa célèbre traduction des saintes Ecritures : leur exemple fut suivi au xvc siècle par quelques hommes dont les écrits nous sont parvenus. L’un d’eux, Robert Fabien, échevin de Londres, composa en anglais une chronique d’Angleterre et de France qui nous révèle quelques faits intéressants 4. Plusieurs autres chroniqueurs contemporains et indigènes ont écrit en latin les annales de celle époque si agitée : les plus connus sont Walsingham, Whethamslède et Jean Rouse ; mais les meilleurs documents pour

1. I<a corruption du la lin à celle époque était devenue extrême, et beaucoup de mots employés p.ir les auteurs du XVe siècle ont une terminaison latine greffée sur une racine d’une origine différente (a).

2. Jean Gower composa, entre autres poésies, un poème métaphysique sur l’amour, intitulé : Confessio amant i $, et qui obtint un très-grand succès.

•3. Geoffroy Cbaucer, né en 1327 cl motl en 1400, est le plus ancien des poètes anglais. Son poème le plus célèbre, intitulé Contes de Cantorbcry, est un recueil d'histoires ou de contes ou l’auteur a révélé ave** beaucoup de finesse et de sel les mœurs et l'esprit de son Umps.

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