‹ Histoire d'AngleterreChapitre 32 sur 70 · Livre (Lb) vaut 7000 grains anglais on · texte numérisé non relu

Livre (Lb) vaut 7000 grains anglais on

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SITOATiON âCONMIIQUE. 907

Il les années 1803-1808 ne fut pas moindre de 2 livres 1^ *di. 3 d. pour 100. Le change s'éleva au profit de l'or, en 09, i 14 livres 7 sh. 7 d. pour 100; en 1813 à plus de liïres. En 1814, le connmerce reprenant sa marche nalule et les ports de l'Europe étant de nouveau ouverts à .Dgleterre, le change sur l'or baissa en décembre à un pea )ins de 10 livres pour 100, bien que les émissions de la sque eussent augmenté de À 388 680 livres le chiffre des ilets en circulation. Les nécessités de la guerre ayant dis- IQ, la banque aurait dû renoncer au privilège si onéreux m le public, qui lui avait été accordé. Loin de là, elle «inua à accroître ses émissions et fit renouveler par le ■Temeraenl l'acte de 1797, qui donnait cours forcé à ses léts. Ce ne fut qu'eu 1819 que sir Robert Peel fit reprea- ¥ graduellement les payements en espèces, tour diminuer les charges qui pesaient sur le trésor public, Igouvernement réduisit, en 1822, le taux de l'intérêt. Un

filai de 140 000 000 de livres sterling en rentes 5 pour 100 converti en rentes 4 pour 100, ce qui déchargea le trésor J 1122 0OO livres. Deux iiiis après nouvelle conversion 'une parlie du 4 en 3 J , ce qui fit encore gagner au trésor SOOOO livres par an. Cette double opération eût été bonne les fonds publics avaient été laissés à eux-mêmes, mais 0 agit indirectement sur eux par des émissions conâdérafcs de papier-monnaie; de 1 822 à 1825, la banque augmenta tdrculation en billets de 4 millions sterling. Le crédit fut a spéculation se lançâ à pleines voiles dans toutes 3ns, et il en résulta la crise ou panique de 1825 Unt quelque temps, suspendit toute la vie com> t industrielle de l'Angleterre. Pour prévenir le "i catastrophe, due surtout aux émissions s de papier faites par les banquiers de proponient consef" ' banque d'Angleterre.

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Nous remarquerons ici en passant que le vœu de plusietffs des économistes les plus distingués de la Grande-Bretagne, est l'érection d'une banque nationale comme notre banque de France.

En 1838 la circulation totale du papier-monnaie dansFÂngleterre et le pays de Galles a été de 30 530 616 , sur un encaisse total de 9 462 000. Au 6 octobre 1850, les chiffres de la circulation étaient en livres sterling :

Banque d'Angleterre v» 19110409

Banques particulières 3 519 783

— à fonds réunis 2715 178

— tfÊcosse 3242595

— d'Iriande 4494 549

Un acte de 1844 a renouvelé pour dix ans la charte de la banque d'Angleterre. Elle conserve le privilège exclusif d'émettre du papier dans un rayon de 60 milles autour de Londres, mais la valeur de ses*bank-notes ne doit jamais excéder de plus de 14 millions de livres sterling le chiffre de son encaisse métallique, encore ces Î4 millions sont-ils représentés par 11 millions de livres prêtés au gouvernement à 3 pour 100 et par 3 millions de dépôts et consignations portant intérêt. Toutes les banques existant en Angleterre à la même date furent aussi autorisées à émettre la même quantité de papier qu'elles avaient émise en moyenne dans les deux années précédentes. Enfin on compléta ces mesures par la garantie d'une complète publicité. Chaque semaine le chiffre des émissions dut être inséré dans la Londan- Gazette.

Ar^ettt monnayé.

En 1801, il a été frappé 450 296 livres sterl., dont 63 en pièces d'argent et 450 242 en espèces d'or. En 1849 le chiffre s'éleva à 2 297 547 livres dont 1 19 592 pour la monnaie d'argent et 2 177 955 pour la monnaie d or. De 1821 à 1849 on a frappé 242 457 livres en monnaie de cuivre; en 1826, où on en a fabriqué le plus, le chifflre a été de 60400 livres; en 1849 de 1792 livres seulement. On voit

SITUiTlON icxwoinQUE. 809

que Vor QSt la moonaie eour^mte de TAngletorr^, Icis pièces d'argent ne servent que conune appoint.

Corporattoiui.

Avant de terminer la partie de cette revue consacrée à la production et aux échanges, nous devons dire un mot de l'organisation donnée aux professions libérales, industrielles ou commerciales. En Angleterre, où règne avec tant d'empire l'esprit de localité et Fesprit d'association, les professions de même nature se rapprochent, s'organisent et se mettent sous la règle d'une commune discipline. Comme la ville forme la corporation politique, le clergé, les universités, les professions libérales, les négociants, les industriels forment de»jcorporations particulières qui, lorsqu'elles ont été sanctionnées par le pouvoir législatif deviennent une personne civile , pouvant ester en justice , acquérir des pro-» priétés , avoir un sceau , faire des règlements , lesquels deviennent obligatoires pour chacun des membres, du moment qu'ils ont été homologués par l'autorité légale. Une restriction importante a cependant été faite, et sagement, pour ne pas voir revenir les abus des biens de mainmorte : les corporations laïques ou ecclésiastiques ne peuvent acquérir des propriétés qu'avec l'autorisation du roi et jamais rece* voir des legs de biens-fonds, si ce n'est pour être appliqués à des œuvres de charité. Ces corporations n'ont pas les inconvénients de nos anciens corps et métiers, parce que dans ceux-ci le nombre des maîtres était limité et que la maîtrise n'était obtenue que du consentement des maîtres eux-mêmes, tandis que dans les corporations anglaises, sept années d'apprentissage ou sept années d'exercice comme ouvrier , maître ou commis marchand donnent le droit d'exercer librement dans tout le royaume ; cette liberté est même absolue pour les branches de commerce qui n'existaient pas au moment où les statuts ont été passés. On voit donc qu'il n'y a pas ici monopole, mais liberté entière, à la seule condition d'une discipline utile à tous.

Ces corporations ont chacune leur salle de réunion, quelquefois même leur église. Celle des poissonniers de Londres

5tO CHAPITRB XXXIX.

a un hôtel magnifiquement meublé, et la vaisselle d'argent qui sert aux dtners d'apparat est évaluée à plus d*an million de francs.

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