‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 107 sur 276 · Balfour,iT · texte numérisé non relu

Balfour,iT

3. Baltour, iv, 92. Whitel. 4U9. « DecLaralion de Sa Majesté le rui à hg» sniets des rojaumet d'Eoofte, d*Anglet6Re et d^Irlaiide. » Imprimé, 1650.

CUÀPiTRE CINQUIÈME. 369

U signât, il s*7 refasa avec indignaUon [10 août] : un peu de ré* flexion le porta k prendre Vêm du conaeil et Topinioa des prin» eîpaiiz ministres [13]. Mais les saints refusèrent d'attendre ; les deui oonrités de PEglise et du royaume protestèrent [14] qu'ils reniaient la qnerelle et la cause de tous les méchants, qu'ils désavouaient les crimes du roi et de sa maison, et qu'ils ne prendraient jamais on main ses intérêts, s'il ne reconnaissait les péchés de sa famille et do ses anciens errements, et sMl ne promettait do donner satisfaction au peuple do Dieu dans les deux royaumes. Cette protestation fut imprimée et envoyée furtivement au camp anglais : les offîders de Tarmée présentèrent [16] au comité des états une remontrance et supplique exprimant leur adliésion; et les ministres soutinrent du haut de la chaire qœ le roi était la radne de malignité, et nn hypocrite qui avait juré le eovenant sans intention d'y être fidèle [16]. GbarU»» eédant à ses propres craintes et aux conseils de ses amis, signa an bout de trois jours, avec des larmes, cet acte révoltant. Si c'était folie aux Ecossais do |»i ()[»osor au joune prince une déclaration qui répug'nait si fort h ses sentiments et l\ ses (H)iiiii)ns, c'était une plus grande folie encore do croire que dos tofnoi^nagos do repentir, arrachés avec tant de violence, seraient sincères ou satisfaisants; entendant son adhésion fut reçue avec des expressions de joie et de reœnnaissance ; Tarmée et la ville observèrent un jeûne solennel pour les péchés des deux rois, père et ôls; et les ministres, maintenant que la colère dadri était ^aisé^, ganmtirent à leurs todttenrs une viotoire iMSile sur un « géniral Hasphématevr eft une armée de sectaires K »

Si lemrs prédictions ne se réalisèrent point, ce fut indubitablement leur faute. La circonspection et la vigilance de Leslie avaient triomphé de Fhabileté et de Factivité du a l)las})hômatour.» Cromwell ne voyait d'autre alternative que la victoire ou la retraite : il ne doutait pas de la première, s'il pouvait se niottro en contact avec l'ennemi; la seconde otait une tentative périlleuse, les passages devant lui étant occupés à Tavance, et des forces plus nombreuses menaçant ses dernèras. A Musselburgp

1. Balf. V, 91, 92, 95. Le parlement anglais s'écrie dans sa réponse : « Quel changement bienheureux et plein d'espérances s'est opéré en un monmiit dans ce jeune roi ! comme il est devenu de tout cœur pour la cause de Dieu et rœti- TTC de la réforme î avec quelle facilité il avale les pilules amères qu'on lui pré- Jfvre et fait prendre comme nécessaires pour etrectuer la cure désespérée dont •es affiaires dépendent! Mais mi ne voit rhypeerisie grossière de toute cette transaction, et le fondement sablonneux et ponrrt detoatwlM fésolatic^lMtsees dessus? » Voyez Hist. Parlem. xiz, 359-386.

m UISTOIRE D'ANGLLTEKKE.

ayant ondoyé los malades h bord de la flotte (ils souffraient do la. « maladie du pays » et des fiàvres causées par leur séjour sur les monts Pentland), il ordonna [30] à Tarmée de mardier le lendemain matin sur Haddington, et de \h sur Dunbar; et dans la

nuit, on vit un météore que Vimagination dos spectateurs transforma en épéc de feu, passer sur Ivlinibour^^ dans la direction du sud-est, prosage évident, dans Topinion dos Kcossais, que les flaninios do la guerre seraient portées h Textréinité la y)lus reculée do TAngloterre*. A Dunbar, Cromwoll posta ses tmupes dans le voisinage de Broxmouth-house [M août] ; Leslie et les Ecossais, longeant les hauteurs de Lammermuir, occupèrent une position sur la colline de Doon, à environ deux milles au sud des envahisseurs ; et les postes avancés des armées n^étaient séparés que par un ravin large et profond d^environ trente pieds* Cromwell nMgnorait pas le danger de sa situation ; il avait même songé k mettre Tinfanterie à bord de la flotte, et h tenter de s^échapper avec la cavalerie par la seule issue, la grande route de Berwick ; mais le moment d'après, il condamna cptto p'msée connne « une taibl(\ssc de la cliair, un înnnqnn d(^ coolianrr dans le [«ouvoir du Tout-Puissant; » et il ordonna n Tarinoc «de consulter le Seigneur, qui assurément trouverait un moyen de délivrer ses lidèles serviteurs. » De Tautre côté, les comités de r£glise et des états triomphaient de l'idée d'accomplir la vengeance de Dieu sur « les sectaires ; v et craignant que Tennemi ne s^échappftt, ils forcèrent leur général de se départir de sa prudence ordinaire et de fedre ses préparatifs de combat. Cromwell et ses officiers avaient passé partie de la journée h invoquer le Seigneur : pendant qu'il priait, cet enthousiaste se sentit un épanouissement de cœur, une légèreté d'esprit qu'il prit pour un présage infail- • lible de victoire ; et voyant h travers sa lunette le mouvement du camp écossais, il s'écria : (( Ils descendent : le Seigneur les a livrés entre nos mains )> Durant la nuit, il lit avancer rarmée au bord du ravin; et le malin de bonne heure [.'^ ^^c[)t.], les Ecossais tentèrent de se saisir du passage sur la route de Dunbar à Berwick. Après une lutte très-vive, les lanciers écossais, soutenus de leur

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