CHAPITRE CINOUIÈIIE
arlillcrio, descondirciu la collino p«)ur (charger, chassèrent la brigade de cavalerie andaiso do sa position, el onfoncèront Tinfanlerie, qui s'élail avanriM' au secours de la cavalerie. I.n ce monieut, le soleil parut a Thorizon ; et Croniwell, se tournant vers son régiment d'iofauterie, s écria ; a Que le Seigneur se lève et disperse ses ennemis. » Ils s'avancèrent aussitôt la pique en avant : ' la cavalerie se rallia ; et les lanciers do Tennemi hésitèrent, rompiroit les rangs et s^enfuirent. En cet instant, le brouillard se dissipa; et le premier spectacle qui frappa les regards des Ecossais fut la déroute de leur cavalerie. Ùne panique soudaine se répandit sur-le-champ de la droite h la gauche de leur ligne. A rapproche des Anglais, ils jetèrent leurs armes et prirent la fuite. Le régiment de Cromwell lit lialte pour chanter le cwii® psaume: niais la poursuite se contiiuia pendant plus de huit milles; les corps de trois mille Kcossais jonchèrent leur sol natal; et dix mille prisonniers, avec Tartillerie, les munitions et le bagage, devinrent la récompense des vainqueurs K
Cromwell ne pensa plus à la retraite. Il revint sur la capitale ; tout espoir de résistance fut abandonné : Edimbourg et Leith ouvrirent leurs portes^ et le pays entier jusqu'au Forth se soumit au général anglais* Cependant Paudace des six ministres qui formaient le comité de TEglise n'était pas encore abattue. Quoique leurs prédictions eussent été démenties, ils étaient toujours les dépositaires des secrets de la Divinité, et, dans une « courte déclaration et avis, » ils ainioucèn^it [12 sept.] h leurs concitoyens les treize causes de cette calamité natiimale, les raisons j)our lesquelles « Dieu avait voilé pour un temps sa face aux fils de Jacob. » C'étaient Timpiété générale du pays; les provocations manifestes du roi et de In maison du roi ; les voies tortueuses et précipitées des hommes d'état dans le traité de Breda ; les médiants tolérés au service du roi ; sa garde qu^on avait laissé prendre part an combat sans purification prâkble ; la déûance^de quelques officiers qui avaient refusé de profiter des avantages que Dieu leur offrait; la présomption de certains autres qui s'étaient promis la victoire sans avoir Dieu en vue; la rapacité et les violences de la soldatesque, et l'égoisme charnel des gens au
1. Carie, Lettres, i, 361. VViiitel. 470, 471. Ludlow, i, 283. Balfour, iv, 97. Sewràl PrœeedingSf n* 50. Hi»t Pari, xix, 84S-353, 478. Cr<mweUianay99, Parmi les prisonniers, 5,100, un pou plus de l:i nii'iti('\ étant blesses, fun nî renvoyés chez eux; l'autre moitié fut menée « comme des dindons» en Air-'leterre. Parmi ceux-ci, 1,(K)U moururent d'une ms^adie contagieuse, et dOU cuitcni malades te 31 octobre. Whitel. 471. Ancienne Hité, Pari, iix, 417.
m HISTOIRE D'AUGLETBUE.
pouvoir, qui avaient porté Dion h infliger h son peuple uu châtiment si terrible et pour tant si mérité ^
La défaite de Dunbar fut poui- le jeune roi le sujet d'une joie réelle et mal dissimulée. Jusqu'alors il n'avait été qu'une marioDnette aux mains d^Argyle et de son parti; maintenant leur pouvoir était renvené, et il ne lui était pas impossible de prendre le dessus. 11 entra en négociation avec Murray, Huntley, Athol et les nombreux royalistes des Hautes-Terres; mais le secret^ sans les détails, fut livré ï Argyle, probablement par Buck* ingham , qui désapprouvait oe projet [27] , et tous les eavaliers ,
Texcoption de trois , reçurent Tordre do quitter la cour dans les vingt-quatre heures, et le royaunie sous vingt jours. La vigilanee des gardes prévint l'exécution «lu projet qui avait été formé; mais une après-midi [/i oet.] , sous jirétexte de ( liasscr au faucon, Charles s'échappa de Perth, et, faisant rpiarante-deux milles à cheval, il passa la nuit dans une misérable cabane, appelée Clova, dans les collines d'Angus. Au point du jour [5], il fut atteint par le colonel Montgomery, qui lui conseilla de revenir^ tandis que le vicomte Dudhope le pressait de gagner les montagnes, où sept mille hommes arm4 se joindraient à lui. Chnrles hésitait; mais Montgomery lui fit remarquer doux régiments de cavalerie qui attendaient i distance , et le royal fugitif consentit k revenir i sa première résidence de Perth ^ [6].
L'escapade (starl) (c'est ainsi qu'on appela cette aventure) fut toutefois un avertissement pour le comité des états. Ils admirent prudemment Texcuse du roi, qui attribuait sa fuite à la nouvelle qu'il devait ce jour-lh être livré h Cromwell [10 oet.]. Ils lui permirent [12] , pour la première fois , de présider leurs délibérations, et ils employèrent son autorité pour paciûer lias royalistes des Hautes Terres , qui avaient pris les armes en son nom , sous Huntley, Athol, Seaforth et Middleton. Ceux-ci, après une longue négociation, acceptèrent un acte d'amnistie [4 nov.], etliceudë» rent leurs troupes ^