‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 110 sur 276 · Mf. IV · texte numérisé non relu

Mf. IV

s. Balf. IV, 109, 113, 114. BaiUie, n, 856. Whitsl. m. MRêcettai^ Ataieûf 163. Il paraît probable, d'après des lettres pulilîpos dans la correspondance de M. le secrétaire Nicholas, que Charles avait projeté de se soustraire à la « scélératesse et hypocrisie » da fwrti dèi le jour de 1* iMttaiUe de Daabar. Méa^ d'Evelyn, v, 181-186, octaro.

n. Half. iT, 118, 123, 120-13', 100. Baillio, ii, n'O. Un ministre, Tnnics Gtithrie. en dépit du comité des états, excommunia Middletou ; et tel était le pouvoir de l'Ëglise, Que, mèiBA •Ion que le parti du roi af»tt le dem», lfift#«ton fut feroé de faire pdailenoe loni le eae daai l*égUae de Daadie , ftm oMenir

CUAI>ITUË CU4UUIÊHB. Ml

Cromwell , cependant , dans ses quartiers d'Edimbourg, tra* Taâliit à allier le rôle de saiiit à celui de ▼einqueur^ ei, entouré comme il Tétail do Féelai^de la Tictoire, k surprend le monde par un étalage de modestie et d^humilité. A ses amis el flatteun, qui nourrissaient sa Tanité en Tayertissant d'dtre en garde contre elle, il répondait qu'il n*était qu'un faible instrument aux mains de la Toute-Puissance; si Dieu s'était levé dans son courroux, s'il avait mis son bras à nu et vengé sa cause , a lui , et à lui seul, ('n appartenait la gloire». Prenant le rùle de missionnaire, il exhortait ses uilieiers, dans des sermons quotidiens , a s'aimer les uns les autres, à se repentir des œuvres morteSi età j^r et gémir sur l'aveuglement des Ecossais, leurs adversaires; et| foi» gnant de profiter de son loisir actuel, il provoqua une controYorse théologique avec les ministres au obAteau d'Edimbourg , leur reproohani Torgueil aToc lequel ils s'arrogeaient le droit d'eipii* quer le mi sens des ligue et covenant solennels; roTondiquant pour les laïques le droit de prêcher PEyangile et de montrer leurs dons spirituels pour Tédification de leurs frères, et soute* nant qu'après les jeunes solennels observés par les deux nations, après leurs nombreux et instants appels au Dieu des armées, la victoire remportée a Dunbar devait être admise comme une manifestation évidente de la volonté divine en faveur de la république d'Angleterre. Voyant qu'il ne faisait point de prosélytes, il publia ses arguments pour l'instruction du peuple écossais ; mais son flële n'éohappa point aut aoupfons , et les plus clairvoyants pensèrent que, sous le manteau d'une controrerse religieuse, Ù cherohtit en réalité k corromi«e la fidélité du gouTerneur

Peu de temps après , son attention fut attirée par une controyerse plus importante, qui finit par répandre les discordes religieuses dans toute la nation. Il y ayait toujours eu nombr» d'Ecossais qui approuvaient l'exécution du feu roi, et condamnaient même l'autorité nominale donnée h son fils, (les hommes, redoutables par leurs talents, plus redoutables encore par leur fanatisme, avaient pour chefs VVarislon, commis-grefller du parlement, et Gillespie et (iuthrie , deux ministres de rKgliso. Au parlement, ce parti, quoique trop kible pour dominer les débats,

rabsoiulioQ avant de prendre un oommandemeat dans l'armée^ Bàillie, 357.

1. y oyn Aonbre de tottrss daai Im Papim d'élat d« MUtoa, IS-SS. % XImrAo*, I, I5e468.

m UlSTOIKt; 1)'ÂNGL£T£RR£.

éfnit assez fort pour les embarrasser, et parfois les influencer; dans FEglise, il formait la minorité, mais une minorité trop hardie et trop nombreuse pour qu'il n*y eût pas témérité k Virriter, et imprudence à la dédaigner*. Après la défaite de Dunbar, le comité des états accorda volontiers la permission de lever des troupes dans les comtés associés de Renfrew, d'Ayi , de Galloway, de Wiglon et do Dunl'ries, partie de rEcossc où le fanatisme fermentait depuis longtemps , et où prévalaient les idées les plus rigides. La croisade fut précliée par fiillespie; ses efVorls furent secondés avec succès par les autres minislres, et en peu de tenjps, quatre régiments de cavalerie , s'élevant à près de cinq mille liommes, furent réunis sous les ordres de Strachan, de Kerr et de deux autres colonels. Le but réel commença h se révéler. D'abord , les officiers refusèrent de servir sous Leslie , et le parlement consentit à les soustraire k son autorité. Ensuite, ils émirent des doutes sur la légitimité de la guerre dans laquelle ils • étaient engagés, et Gromwell, dans Tarmée de qui Strachan avait combattu k Preston , entra immédiatement en correspondance avec lui oct.]. Puis vint l'accident de Tescapade, qui aigrit et enhardit le zèle des fanatiques, et dans une longue remontrance [17], signée des ministres et des anciens, des officiers et des soldats, et présentée en leur nom à Charles et au conseil des états [22], ils déclarèrent le traité conclu avec le roi illégitime, et coupable , renièrent sa cause dans la querelle avec Veiinemi , et chargèrent les chefs de la nation du crime de la guerre , qu'ils avaient provoquée par leur intention d^envabir T Angleterre. Le ton immodéré et la tendance déloyale de cet écrit eiâtèrent k Perth rirritation et l'inquiétude, et engagèrent Gromwell k s'avancer avec son armée d'Edimbourg k Glasgow et k HamOton. Mais les forces de l'ouest (c'est ainsi qu'on les appelait) se letirèrent h Dumfries, oîi l'on tint une conférence avec Wariston, et on adopta une nouvelle version de la remontrance en termes plus énergiques encore et plus sévères. Au retour de Gromwell dans la capitale, sa m'^gociation avec les officiers fut reprise [30], tandis que , du côté opposé , Argyle et ses amis travaillaient à fléchir ropiniiltrelé des fanatiques. Mais tous les raisonnements fuient inutiles ; le parlement condamna la remontrance comme

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