Balf. IV, 950, -2 U), -290. Baillie, ii, ifis
S. Le conseil aviut envoyé deux médecins pour le soigner. Sa réponse à Bradshaw » da S4 mars « est dans son style liabitacA : « Sn ▼érlté , m y lord,
votre cause n'a pas Tu 'voiti de moi. Je sui.s une paivit créature, et j'ai été un os sec et suis toujours un serriteur inutile pour non maître et pour voiuk s
Neic Pari Hist. m, l.%3.
3. Balfour, 313. Juurn. -27 mai. Jouni. de Lc icester, 109. Whitel. 490, 4H 497, 48e, 4f)0. Heath, 8S9, 890. Selon Balfour, la perte fut « presr|ue semblable : d'environ 800 homnie-ï tués ; suivant I.anil)crt, < li s F.cossais enrcni l>,000 hommes de tues et I,40U de prisonniers ; les Anglais n'eurent que 6 hommes de tués, tant le Seigneur leur accord» fàcUement cette grAce. > wbitèlocki 501. Je
Les progrès des Anglais excitèrent les plus vives craintes chez les chefs écossais; et Charles y vit Toccasion d^exocuter ce qui était depuis longtemps son projet favori. Le péjs jusqn^au sud était libre d^ennemlB ; et une proclamation a Farmée annonça [30 juillet] sa résolution dVntrer en Angleterre, accompagné do ceux de ses sujets écossais qui voudraient partager la fortune et les périls de leur souverain. La hardiesse de la tentative éblouit le jugement des uns ; et la confiance du roi dissipa les appréhensions des autres. Sachant que, s'il échouait, il devait s'attendre au même sort que son père, ils se persuadèrent qu'il avait de secrètes assurances d'une puissante coopération des royalistes et despresbytériensd' Angleterre.' Argyle (et cela n'était pas surprenant après le déclin de son influence h la cour ) sollicita et obtint la permission de se retirer chez lui : quelques autres chefs sui- Tirent son exemple : le reste déclara être prôt à jouer sa vie sur le résultat de la tentative, et le lendemain matin [31], onze, quelques-uns disent quatorze mille hommes, §e mirent en marche de Stirling dans la direction de Carliste
Cromwell fut surpris et embarrassé. Les lA'ossnis avaient sur lui trois jours de marche, et son armée n'était pas préparée k les suivre au premier ordre. Il écrivit au gouvernement de compter sur son zolo et sa diligence [^i aoAt]; il fit partir Lambert du tifeshire avec trois raille chevaux pour harceler l'arrièregarde [5]; il ordonna à Uarrison de sortir de Newcastle avec un corps de même force, pour inquiéter le flanc de l ennemi [7] ; et le septième jour, il conduisit son armée de dix mille hommes par la côte orientale, dans la direction dTork. La réduction de TEcosee, t&che plus facile après le départ des troupes royales, fut laissée h l'actiyité de Monk, qui avait sous son commandement cinq mille hommes d'infanterie et de cavalerie^.
La marche de Charles était si rapide qu'il traversa les Basses Terres de l'Ecosse et les comtés du nord en Angleterre, sans rencontrer un seul ennemi. Lambert avait fait sa jonction avec Harrison, près de Warrington : leurs forces réunies s'élevaient à neuf raille hommes; et leur objet était d^eropôcher le passago de la Mersey. Mais ils arrivèrent trop tard pour rompre le pont [16] ; et, après quelques charges, ils se formèrent en hataille à
remarque qne dnnf: toutes les ilcpèchet des coonnandaiitt de la répubUqne, leur perte est mirueuleusemeat petite.
1. Joiirn. (le Leicester, 110. Whitel. .'.01. C'I.treiul. iii, 307,
Journ. de Leicesl. m, 117. Balfour, iv, 314. •
CHAP1TRS CINOlHtMC. 969
Knutsford-Heath. T.o roi, les laissant sur sa gauche, poussa en avant jusqu'à ( c qu'il eût atteint \\ orcester, oii il fut soleiuielleniont proclamé par le maire [22], au milieu des acclamations des gentilshommes du comté| qui, suspects de loyauté, avaleotéié. eniérniés dans cette ville par ordre du conseil ^
A la première nouvelle de la marche du roi, les meneurs de Westminster s'abandoonèrent au désespoir* Ils croyaient quQ Crorawell s'entendaient secrètement ayec le roi ; que les Ecossais ne rencontreraient pas d'opposition sur leur route, et que les cavaliers se soulèveraient simultanément sur tous les points du royaume 2. Ils furent soula^jés de cette terreur par rarrivée des dépêches du général, et lorsqu'ils virent que les royalistes n'étant pas préparés à cet événement, n'avaient fait juMiu aloi's aucun niouvenient; et en revenant h Tespérance, le conseil prit un ton do bravade qui fut appuyé des mesures les plus actives et les plus énergiques. La déclaration de Charles, contenant un pardon général pour tous ses sujets, h Tex^eption de Cromwell, de Bradshaw et de Gook, fut brûlée à Londres par la main du bour- *t8au [il août]; et on publia une contre-proclamation/ déclarant Charles Stuart, ses (soutiens et fauteurs, coupables de haute Irabison [25] . Toute correspondance avec lui fui interdite sous peine de mort ; toutes les personnes dont on connaissait ou soupçonnait l'attachement à sa cause furent mises en prison ou confinées dans leurs propres maisons; et la milice de plusieurs comtés, « gens éprouvés et saints, » fut convoquée et marcha vers le lieu présumé de faction ^. Mais Charles avait h lutter non-seulement contre ractivité de ses ennemis, mais contre le fanatisme de ses troupes. Les presbytériens du Lancashire avaient promis de se soulever; etMassey, officier distingué de cétte croyance, avait été envoyé en arait pour organiser les levées; mais le comité de FEglise lui défendit d^employer aucun homme qui n^aurait pas adhéré au coyenant; et quoique Charles eût annulé cet ordre, les ministres anglais insistèrent pour qu'on y obéit. Massey resta après le passage de l'armée [17], et ftit rçjoint par le comte de Derby, avec soixante cavaliers et deux cent soixante fantassins de l'île de Man. Une conférence fut tenue h Wigan ; mais les raisonnements et les prières furent inutiles ; les ministres exigèrent
1. Journ. de Leic. 113, 114. Whitel. m, â03. Olar. m, 409. S. Hutcbinson, 326.